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Coursives 158 oct 2017

En téléchargement, le numéro 158 des Coursives d'Empalot : octobre 2017 - Parcours Sport et Street Workout

Berbère sur le 19 - Hendrik Beikirc ©M.A

Berbère sur le 19 - Hendrik Beikirc ©M.A

Ciné Club de la Diversité

Dans le cadre du Ciné club de la Diversité, Karavan, vous propose à l'espace des diversités et de la laïcité, une soirée avec le film algérien" ATLAL" de Djamel Kerkar.

 

En présence du réalisateur ou d'un intervenant bien informé sur le sujet.

 

Suivi d’un débat sur ce film qui fait ressurgir la mémoire des années noires de l’Algérie en proie au terrorisme entre 1991 et 2002, avec la perte de 200 000 vies. Et où se laissent deviner les ruines, moins visibles celles-ci, d’une société tout entière, ses non-dits, ses défaites… Quelles en sont les conséquences sur la jeunesse algérienne d’aujourd’hui ? 

 

Synopsis

Pour ce premier film, Djamel Kerkar part du douloureux, ce qui a meurtri l’Algérie dans les années 1990, la décennie noire. A l’écran, de fragiles images VHS, brouillées, enregistrées en 1998, scrutant par le détail mais comme sidérées, un champ de ruines battu par le vent : amas indistincts de béton envahis d’herbes folles, ferrailles saillantes, enchevêtrées. On est à Ouled Allal, bourgade qui fut le théâtre à l’automne 1997 d’une opération militaire de sinistre mémoire qui l’a alors éradiquée. Puis Ouled Allal, aujourd’hui. Le silence, toujours, mais les herbes folles, plus drues, plus denses y côtoient de nouveaux bâtiments tout juste sortis de terre ou en chantier, silhouettes fantômatiques. Un paysage où prennent corps, un à un, des visages et des récits d’hommes. Des paroles longuement déployées qui esquissent des Histoires différentes, affaire de générations. Depuis cette modeste terre se dessine, d’un temps à l’autre, tout un monde hanté par la guerre, entravé, pris entre la mémoire figée des combats d’avant-hier et celle impossible, confisquée, des disparus et des massacres restés impunis. Se souvenir ? Partir ? Un monde dont l’Histoire reste encore à écrire et dont les révoltes, les désirs et les rêves ne trouveraient de place qu’en chanson ou dans ces trois lettres inscrites sur un mur, MCA, le mythique club d’Alger. Et où se laissent deviner les ruines, moins visibles celles-ci, d’une société tout entière, ses non-dits, ses défaites et les frustrations de la jeunesse aujourd’hui. Les ruines du titre : Atlal.

 

Biographie

Djamel Kerkar est né à Alger. Il a passé une partie de son enfance à Tunis et a travaillé comme programmateur pour un club de cinéma (Cinéclub chrysalide) à Alger. Il est titulaire d'un diplôme en direction de l'Ecole des arts visuels de Marrakech au Maroc. Il a dirigé son premier court documentaire, ARCHIPEL, en 2012, suivi de la TERRE EST PLEINE DE FANTÔMES en 2014, une fiction adaptée d'Albert Camus. Son film documentaire ATLAL a reçu,  au FID de Marselle en 2016, le prix premier ; la mention spéciale du prix "Institut Français de la Critique en Ligne"; et la mention spéciale prix du groupement national des cinémas de recherche (GNCR).

 

Le jeudi 26 octobre 2017  à 19h15, entrée libre.

À l'Espace des diversités et de la laïcité - 38 rue d'Aubuisson Toulouse

Metro: F.Verdier

 

Renseignements au 06 62 70 13 73