Coursives 173

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Coursives 173 avril 2019

En téléchargement, le numéro 173 des Coursives d'Empalot : Avril - Musée à ciel ouvert

Berbère sur le 19 - Hendrik Beikirc ©M.A

Ciné Club de la Diversité

Dans le cadre du Ciné club de la Diversité, Karavan vous propose, à l'espace des diversités et de la laïcité, une soirée avec avec le film de Bouchra Azzouz "On nous appelait beurettes" le jeudi 25 avril 2019 à 19h30

 

 Avec la projection d'un entretien avec la réalisatrice pendant le débat.

 

 Suivi d’un débat sur ce film qui revisite l’histoire de l’immigration à travers les parcours des femmes. La réalisatrice avait amorcé cette démarche dans son autre film « Nos mères, nos daronnes ». Elle s’attache dans ce nouveau film à décrypter le combat des filles de la génération suivante, par des vidéos personnelles et des interviews de ses amies Ouardia, Dalila, Mina…Toutes ont souffert de cet impossible positionnement entre le Maghreb et la France. 

 

Bouchera Azzouz est née à Saint-Denis et a grandi à Bobigny au début des années 70. Troisième d’une fratrie de 10 enfants, elle endosse très jeune la fonction « d’adjoint-mère » qui va forger, depuis l’enfance, à la fois sa curiosité au monde et plus particulièrement à la condition des femmes immigrées. Cette prise de conscience qu’être « femme » est une épreuve de tous les jours va structurer avec les années une approche empirique du « féminisme » qui deviendra à force de luttes et de réflexion, le « féminisme populaire ».


Traverser par les questions de l’identité, qu'elle raconte au travers de son livre, un essai autobiographique, « Fille de daronne et fière de l’être » paru aux éditions Plon (mai 2016), comment elle s’est construite entre son identité « d’immigrée » et celle de citoyenne en devenir. Un long cheminement qui a donné lieu aussi à un film documentaire qu’elle écrit « Nos Mères Nos Daronnes » (2015) pour France Télévision (co-réalisé avec Marion Stalens). Aborder l’immigration par un nouveau prisme, celui du féminisme est une démarche inédite. Il permet de transformer les imaginaires et de décliner au féminin l’histoire de nos quartiers.


Elle revendique l’héritage féministe qui lui vient de sa mère et de toutes ces femmes de son quartier qu’elle a vu se battre au quotidien pour arracher leur liberté.


Elle poursuit à la fois son combat de femme engagée sur la question sociale, au sein de son association « Les Ateliers du Féminisme Populaire ». L’action principale de cette structure est de donner aux femmes les moyens de leur émancipation au travers du PAAF, le plan d’accompagnement à l’autonomie des femmes.

 

Son  dernier film  « On les appelait beurettes », prolonge son analyse des quartiers et poursuit sa relecture féministe de l’histoire. Elle est aussi co-auteur avec Corinne Lepage du livre « Les femmes au secours de la République, de l'Europe et de la planète » paru aux éditions Max Milo (2015).

 

Le jeudi 25 avril 2019 à 19h30, entrée libre.

À l'Espace des diversités et de la laïcité - 38 rue d'Aubuisson Toulouse

Metro: F.Verdier

 

Renseignements au 06 62 70 13 73