Université du Temps Libre - Lille
Saison 2019 2020


Séances spéciales

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LILLE MESHS lundi 7 octobre 2019
14h30

La photographie, l’instant d’un instant

Nadia ANEMICHE

Photographe auteure - designer graphique

Auteure-photographe, Nadia Anemiche est passionnée de street-photographie mobile. Au gré de ses voyages, depuis 2012 elle partage sur Instagram (@rabbittears) son regard sur le monde, ses “moments de grâce” nés de la rencontre et du fortuit. Elle a exposé la série “Ombres vagabondes” au Musée La Piscine à Roubaix. Aujourd’hui, ses derniers travaux s’inscrivent dans le territoire des Hauts de France où elle travaille en tant que designer graphique et photographe. On peut aussi découvrir son travail au fil de ses livres.


LILLE MESHS jeudi 10 octobre 2019
10h00

LA PLACE DES FEMMES CINÉASTES - Des pionnières à la fin des années soixante-dix :
Les oubliées de l’histoire

Louisette FARENIAUX

Maître de conférence honoraire en étude cinématographique

Les premières femmes cinéastes sont aussi le plus souvent productrices. Première réalisatrice française, Alice GUY devient en une dizaine d’années productrice et réalisatrice, se libérant peu à peu de Gaumont. Elle part aux USA et fonde avec son époux les studios de la SOLAX. Marie-Louise IRIBE, actrice puis réalisatrice, fonde avec son époux Pierre RENOIR Les films réunis. MUSIDORA, héroïne des Vampires, passe, elle aussi, à la réalisation et à la production avant de devenir la muse des surréalistes De même, Loïs WEBER est la première réalisatrice américaine. Son œuvre est comparable à celle de GRIFFITH. La plupart de ses films sont malheureusement perdus. Elle aborde le vote des femmes, la contraception… Seule réalisatrice à Hollywood, Dorothy ARZNER débute à la Paramount puis travaille en indépendante et à la télé. Germaine DULAC, amie de Louis DELLUC et de Jean VIGO, est à la fois critique dramatique, journaliste féministe, scénariste, et réalisatrice. Soucieuse des rapports du cinéma avec les autres arts, elle entend placer le spectateur au cœur de sa réflexion et libérer le cinéma des contraintes de la narration et des cartons. Avec La souriante Madame BEUDET, elle approche l’univers intérieur et l’imaginaire de son héroïne provinciale. Elle adapte ensuite le scénario de ARTAUD La coquille et le clergyman et se tourne vers des essais musicaux. Elle s’investit dans le mouvement des ciné-clubs et l’expérience militante du Ciné- Liberté.


LILLE MESHS lundi 4 novembre 2019
14h30

Des tsiganes vers Auschwitz

Monique HEDDEBAUT

professeur des écoles

À l'automne 1943 plus de 350 Tsiganes, hommes, femmes, enfants, sont arrêtés dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique. Ils forment un unique convoi, appelé " Convoi Z ", parti de Malines à destination d'Auschwitz le 15 janvier 1944. Après la déportation des Juifs, Himmler a décidé en mars 1943 leur transfert dans le camp des familles à Auschwitz-Birkenau. Voyage sans retour pour plus de 90% d'entre eux. Pour la première fois, l'histoire de ce cas spécifique de déportation fait l'objet d'une étude approfondie et globale.


LILLE MESHS lundi 25 novembre 2019
14h30

Les cartes et le territoire: aperçus et hypothèses sur l'urbanisation diffuse

Jean ATTALI

Professeur émérite des ENSA

Attracteurs métropolitains et déclin des villes moyennes. La notion de "ville diffuse" a consacré une vision du territoire moins hiérarchique où la condition urbaine, en se généralisant, s'affranchirait de la centralité métropolitaine. Mais l'étalement urbain autour des métropoles ne peut avoir le même sens ni les mêmes conséquences qu'à la périphérie des villes moyennes. Le développement des territoires est soumis à des conditions contraires, à des vecteurs opposés.


LILLE MESHS lundi 2 décembre 2019
14h30

La France et sa ou ses politiques culturelles.

Alain VAN DER MALIERE

ancien DRAC, ancien conseiller de la ministre de la culture et de la communication

Le débat autour des politiques culturelles est permanent dans notre Pays. On dit même que c’est une spécificité française, dans le droit fil de la fameuse exception. Toujours animé, souvent polémique, il brasse tout à la fois les nostalgies ( ah Malraux !), l’exercice de la critique et la production d’utopies. Où en est-il ? Prend-il la mesure des mutations qui bouleversent nos sociétés? Que peut apporter la connaissance de notre longue histoire culturelle ? Comment résister à la double tentation d’un conservatisme rassurant ou d’un modernisme oublieux ? Telles sont quelques-unes des questions qui seront abordées lors de cette intervention.


LILLE MESHS jeudi 12 décembre 2019
10h00

LA PLACE DES FEMMES CINÉASTES - Au lendemain de la seconde guerre mondiale, les femmes participent au développement du court-métrage et du documentaire et voyagent entre cinéma et télévision :

Louisette FARENIAUX

Maître de conférence honoraire en étude cinématographique

Peu visibles dans les histoires du cinéma, les femmes oeuvrent pourtant à la défense du court-métrage, à la renaissance du documentaire et parfois à l’émergence d’un courant qui, au sein du cinéma français fait écho aux enjeux du cinéma italien de la Libération. Nicole VEDRES fonde le film de montage, accompagnée de Myriam. Connue surtout pour Paris 1900, elle réalise aussi des courts métrages avec Jean ROSTAND. Qui se souvient de celle qui devient ensuite la collaboratrice de Pierre DUMAYET et de Pierre DESGRAUPES dans Lectures pour tous ? Les débuts cinématographiques de Yannick BELLON, Agnès VARDA et Nelly KAPLAN laissent une large place aux courts métrages censurés, détruits ultérieurement ou refusés par le commanditaire. Jacqueline AUDRY tente la fiction et adapte Colette, mais aussi La garçonne et Olivia, (film sur l’homosexualité féminine). Elle aborde Huis clos de SARTRE et l’oeuvre de Pierre de MANDIARGUES.


LILLE MESHS jeudi 23 janvier 2020
10h00

LA PLACE DES FEMMES CINÉASTES : La Nouvelle Vague a-t-elle permis aux femmes cinéastes de trouver plus facilement leur place?

Louisette FARENIAUX

Maître de conférence honoraire en étude cinématographique

Agnès VARDA apparaît comme une des rares cinéastes parvenant à réaliser plusieurs longs métrages durant la période où vont sortir les premiers longs métrages de ses collègues masculins. "La pointe courte", sorti en 1955 évoque, tant par sa thématique que par son traitement entre documentaire et fiction, le "Voyage en Italie" de ROSSELLINI tout autant que "l’Amour d’une femme" de GREMILLON. Après le succès de "Cléo de 5 à7", la cinéaste met quatre ans avant de réaliser "Le bonheur". L’échec commercial des "Créatures" lui ferme les portes des producteurs et de l’avance sur recettes. Elle part alors pour les USA.
Marguerite DURAS apparaît comme la seconde exception. Elle entretient avec RESNAIS un rapport égalitaire et "Hiroshima mon amour", comme "Cléo", fait du personnage féminin l’élément moteur du récit. Elle poursuit la collaboration avec Henri COLPI ("Une aussi longue absence") et coréalise avec Paul SEBAN "La musica". Il faut attendre 1967 pour que Nadine TRINTIGNANT réalise son premier long métrage "Mon amour, mon amour". Le second long métrage de Paula DELSOL sort quinze ans après "La dérive" (1963).


LILLE MESHS lundi 3 février 2020
14h30

Le catalanisme, entre réforme de l'Espagne et indépendance

Stéphane MICHONNEAU

Professeur d'histoire contemporaine - Université de Lille

Le catalanisme est un mouvement nationaliste né à la fin du XIXe siècle. Malgré les aléas de l'histoire du XXe siècle, il fut divers dans ses modes d'expression mais relativement constant dans ses objectifs. Majoritairement autonomiste dans le cadre de l'Etat espagnol, il fut parfois traversé par la tentation indépendantiste : récemment, cette tendance a connu une croissance spectaculaire. En quoi l'option indépendantiste change-t-elle la nature du catalanisme? Quels sont les enjeux de cette recherche d'indépendance?


LILLE MESHS jeudi 19 mars 2020
10h00

LA PLACE DES FEMMES CINÉASTES - Quand les femmes ont pris la colère

Louisette FARENIAUX

Maître de conférence honoraire en étude cinématographique

Avec le développement des luttes pour leurs droits et des mouvements féministes, les femmes sont de plus en plus nom¬breuses à s’emparer des caméras. L’apparition des média légers mo¬difie le rapport à la technique et ouvre un champ vierge à explorer. Des collectifs de réalisation et de diffusion se multiplient. Les réalisa¬trices investissent le cinéma com¬mercial, les réseaux indépendants mais aussi le cinéma expérimental. En 1967, Agnès VARDA, Michèle COSTA-GAVRAS, et Marceline LORIDAN participent au film col¬lectif Loin du Vietnam. L’année suivante sort le premier long mé¬trage de Nelly KAPLAN La fiancée du pirate, interdit aux moins de dix-huit ans. La transgression de Marie, personnage principal in¬terprété par Bernadette LAFONT, est à la fois sexuelle et sociale. A partir de 1972, Yannick BEL¬LON va réaliser la plupart de ses longs métrages de fiction. Elle aborde la sexualité au féminin, le couple, le viol, le cancer… Agnès VARDA propose, avec L’une chante, l’autre pas deux portraits de femmes et reconstitue une manifestation de soutien aux militantes du procès de Bobigny. Les films touchent un large public et suscitent de nombreux débats quant à leur traitement.