Université du Temps Libre - Lille
Saison 2019 2020


Conférences

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LILLE MESHS

jeudi 23 janvier 2020
10h00

Louisette FARENIAUX

Maître de conférence honoraire en étude cinématographique

LA PLACE DES FEMMES CINÉASTES : La Nouvelle Vague a-t-elle permis aux femmes cinéastes de trouver plus facilement leur place?

Agnès VARDA apparaît comme une des rares cinéastes parvenant à réaliser plusieurs longs métrages durant la période où vont sortir les premiers longs métrages de ses collègues masculins. "La pointe courte", sorti en 1955 évoque, tant par sa thématique que par son traitement entre documentaire et fiction, le "Voyage en Italie" de ROSSELLINI tout autant que "l’Amour d’une femme" de GREMILLON. Après le succès de "Cléo de 5 à7", la cinéaste met quatre ans avant de réaliser "Le bonheur". L’échec commercial des "Créatures" lui ferme les portes des producteurs et de l’avance sur recettes. Elle part alors pour les USA.
Marguerite DURAS apparaît comme la seconde exception. Elle entretient avec RESNAIS un rapport égalitaire et "Hiroshima mon amour", comme "Cléo", fait du personnage féminin l’élément moteur du récit. Elle poursuit la collaboration avec Henri COLPI ("Une aussi longue absence") et coréalise avec Paul SEBAN "La musica". Il faut attendre 1967 pour que Nadine TRINTIGNANT réalise son premier long métrage "Mon amour, mon amour". Le second long métrage de Paula DELSOL sort quinze ans après "La dérive" (1963).