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La syndicalisation Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
06-08-2008
La syndicalisation

A un syndicalisme vivant, s’est substitué un modèle plus institutionnel sinon bureaucratique évoluant vers une structure qui ne serait plus le fait de militants professionnels en activité, mais de « cadres » syndicaux exerçant à proprement parlé un « métier » et comptant non plus sur le soutien des adhérents mais plus sur celui des électeurs lors des scrutins proportionnels et de l’opinion.
L’insistance de certaines organisations à vouloir tout gérer plus qu’à revendiquer et la professionnalisation voire la fonctionnarisation de l’activité syndicale coupent souvent l'appareil des réalités de sa base.
Ce syndicalisme n’a plus grand-chose à voir avec un « fait social total » et apparaît comme désincarné.
Alors que nous avons besoin de syndicats puissants, le taux de syndicalisation a malheureusement fortement chuté, passant de 25% à quelques 5 à 8% de salariés.
Cette conséquence n’est pas sans lien avec l’explosion catégorielle et celle des coordinations.
La «politisation» mais aussi de luttes intestines pour le contrôle des appareils respectifs  qui ont découragé des adhérents.
Parmi les questions récurrentes :
- celle de l’autonomie du syndicalisme ou de sa subordination plus ou moins explicite aux partis.
- celle de l’idéologie. On retrouve souvent les mêmes responsables à tous les niveaux, mais au sommet, les organes confédéraux exercent une tutelle tacite sur ces derniers, ce qui entraîne un monolithisme idéologique qui peut amener à des scissions. Les sommets veillent à l’homogénéité interne qui se trouve de surcroît garantie par l’engagement politique de la grande majorité des cadres de l’organisation assurant des fonctions exécutives à quelque niveau que se soit. Ce qui explique l’existence de modes de fonctionnement stéréotypés ainsi que d’un personnel dirigeant au même profil et tenant partout le même discours.
Malgré des efforts de diversité le poids de l’histoire et des traditions politiques demeurent au travers d’un personnel permanent qui a verrouillé tous les systèmes et les inspiration d’autres fois n’ont pas disparues.
- celle des facteurs endogènes c'est-à-dire propres aux syndicats.
Le sectarisme, le conservatisme, les crises de direction, les organes de direction qui ne reflètent pas toujours assez correctement la diversité et les professionnels des secteurs concernés, l’habitude prise de travailler entre militants de la même opinion politique, , etc... Certaines organisations n’hésitant pas à abandonner derrière eux nombre d’adhérents qui se soucient peu des luttes à caractère politique ou ne les comprennent pas bien, vu l’opacité dans laquelle ils sont maintenus.
La difficulté de prendre en compte l’adhérent dans les modes de fonctionnement du syndicalisme est une autre cause.
En conséquence, aujourd’hui, les salariés ne se sentent pas vraiment engagés par ce qui est signé en leur nom lorsqu’ils le savent ?
La diminution des ressources procurées par les cotisations conduit les syndicats à tabler sur d’autres moyens de financement, comme la mise à disposition de fonctionnaires, l’octroi de subventions ou le développement accru des conventions collectives permettant de bénéficier de l’aide au paritarisme.
Toutes ces difficultés traduisent probablement, combien le chemin de la démocratie sociale demeure escarpé.
On assiste à l’émergence d’organisations syndicales catégorielles. Leur apparition pose problème au syndicalisme qui adopte quatre attitudes à son égard : l’hostilité, l’ignorance, la relation critique, l’inclusion.
Cette dispersion traduit peut-être le retour à une professionnalisation des différents secteurs d’activité.
Ce terreau socioprofessionnel n’enferme pas ces syndicats dans un corporatisme et ne leur interdit pas d’avoir également une vision d’ensemble de la société tout en ayant une vision cohérente et les compétences de professionnels en activité maîtrisant parfaitement les problématiques de leur profession au-delà des intérêts d’appareils.
L’écart se creuse entre les gouvernants et les gouvernés mais aussi entre les dirigeants centrés sur eux-mêmes et la base. Faire du syndicalisme ou vivre du syndicalisme.
Il n’est pas sain dans une démocratie souvent malade, d’avoir un syndicalisme affaibli. Lorsque la colère ne passe plus par le « filtre » syndical, elle peut donner lieu à bien des débordements et la conjoncture actuelle peut favoriser de tels dérapages.
Il est indispensable d’avoir des syndicats forts, ouverts, avec des représentants issus professionnellement des différents secteurs concernés et donc proche de leur base.
Heureusement, il se dégage une vision forte du syndicalisme détachée de tout esprit dogmatique, représentée par des professionnels en activité et permettant la structuration de notre secteur professionnel. 

C’est à quoi le SAMUP oeuvre. Il s’agit pour cette force de replacer le dialogue et la concertation au cœur de la base des artistes. Cette organisation, riche de ses artistes est une alternative qui permet d’élargir le champ de la vision syndicale. 

Il faut agir plutôt que subir et ne pas rester dans un état de dépendance en suivant passivement des orientations politiciennes, dogmatiques ou conjoncturelles. 

 Il en va de l’intérêt et de l’indépendance des artistes-interprètes pour le respect de leurs professions.
 

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