Nos orientations

Indépendante, laïque, attachée aux droits de l’Homme, ouverte à tous, l’association Partage Faourette s’inscrit dans la lutte contre toutes les logiques d’exclusion.  Elle soutient le développement de la démocratie participative locale, en affirmant  le droit à l’expression  de toutes
les communautés. Elle œuvre dans un esprit de solidarité, de convivialité et  d’éducation populaire.

 

L’Association Partage-Faourette  assure une double mission : Maison des Chômeurs et Centre Social. Elle inscrit  son action dans le cadre de la Politique de la Ville et du développement local sur les  plans social, économique, culturel et environnemental.

 

L’association propose :

 

  • Des lieux d’accueil et d’animation de la vie sociale des quartiers Faourette, Bordelongue, Papus, Tabar s’inscrivant dans la politique de développement social de ces quartiers dans une démarche participative, habitants / acteurs associatifs et institutionnels.
  • Des équipements à vocation pluri – générationnelle.
  • Des lieux d’interventions sociales concertées et novatrices. 
  • Des lieux de services utiles aux populations de ces quartiers. 
  • Des lieux  de prise en compte,  pour les  personnes issues de l’immigration, des difficultés liées aux pratiques discriminatoires dans les domaines de l’accès à l’emploi, au logement, à la santé, à la souffrance psychosociale…  

 

 

Notre démarche


• Fondée sur une solidarité de proximité, un système d'entraide, où les échanges entre les personnes sont visibles, pragmatiques et valorisées en tant que tels, comme créateurs de liens sociaux.


•D’éducation populaire fondée sur une logique de co-réflexion, de co-production et de co-responsabilité dans toutes les actions mises en œuvre.



La démarche d’animation globale développée a une fonction transversale de soutien  à l’animation de la vie sociale et au développement local de ces quartiers. C’est pourquoi nous  privilégions les démarches participatives, non seulement avec les personnes qui fréquentent la structure mais aussi beaucoup plus largement avec les habitants  et les acteurs associatifs et institutionnels de ces quartiers.

Maison des Chomeurs et Centre Social

De la maison des chômeurs des débuts à l’association Partage-Faourette "maison des chômeurs et centre social associatif" actuelle, l’histoire de l’association est marquée par l’adaptation réactive aux besoins des publics, en lien avec l’évolution des politiques sociales et territoriales.

Un positionnement fruit de l’histoire

Les maisons des chômeurs sont issues de mouvements de chômeurs. Les premiers mouvements datent du XIXème siècle à l’ère de l’industrialisation. Les paysans, porteurs de force de travail, quittaient les
zones rurales pour se rendre dans les villes. Cependant, leur nombre était tel que les industries présentes ne pouvaient absorber toute cette main d’œuvre potentielle. Les chômeurs se sont donc regroupés, réclamant le droit au travail dans le cadre de systèmes de solidarités mutualisés.


Les fondements historiques


Au XXème, ces mouvements se sont développés en réponse aux crises économiques : 1930 après le krach boursier de 1929, 1975 suite au premier choc pétrolier et dans les années 1980 face à l’augmentation importante et rapide du chômage.

 

En France, dès 1978 le syndicat Confédération Générale des Travailleurs crée le Comité de Lutte et de Défense des Chômeurs et l’intègre dans ses statuts. En 1984 des associations de chômeurs autonomes se créent.
Occupations d’ANPE, d’ASSEDIC, des actions plus ou moins dures se succèdent surle territoire national. Le Mouvement National des Chômeurs et Précaires (MNCP)  trouve son origine dans le rassemblement du syndicat chômeur fondé en 1983 par Maurice PAGAT, alors chômeur de longue durée, et les associations locales de chômeurs.

 

Proposant des services aux demandeurs d’emploi et un espace favorisant l’organisation de luttes militantes, les maisons des chômeurs sont à l’origine, notamment de la gratuité des transports collectifs régionaux pour les demandeurs d’emploi.

 

En 1986, suite au développement du MNCP en Midi-Pyrénées, l’association « maison des chômeurs  Partage » voit le jour au centre-ville de Toulouse, proposant accueil, activités et services sur la base du militantisme. Seul lieu, à l’époque, où l’on pouvait gratuitement bénéficier de conseils juridiques, d’accompagnements vers les dispositifs d’indemnisation chômage, mais aussi d’activités dites du « temps libéré ».


D’une dynamique centrée sur un fait social à une dynamique territoriale

En 1993, la maison des chômeurs « Partage » implante une annexe sur le quartier de La Faourette.

Lieu de militantisme, la maison des chômeurs était tout d’abord composée de bénévoles. Au fil du temps, des ateliers ont été organisés autour de l’aide à la recherche d’emploi, de l’accès aux droits et de temps de débats. Les bénévoles présents et porteurs de projets ont été embauchés, essentiellement sous contrats aidés. Très vite Partage-Faourette devient une association autonome. De 1993 à 2003, l’association a beaucoup
évolué, en s’adaptant aux attentes et besoins des publics du territoire tout en affirmant ses principes fondateurs de solidarité, d’entraide, de convivialité et de réciprocité.

En 2003, suite à la réalisation du diagnostic territorial partagé de développement durable sur le quartier de la Faourette en partenariat
avec l’Agence Régionale Pour l’Environnement, l’association obtient un agrément Centre Social, par la Caisse d’Allocations Familiales de la Haute Garonne.