PATRIMONE

Chapelle Saint Claude 

(monument historique, 15ème siècle),

édifiée sur un rocher, au hameau de la Bâtie.

EGLISE SAINT LAURENT

Description et légende

L’Eglise de St-Laurent des Vigneaux retient tout d’abord l’attention par son implantation. Adossée aux pentes duPic du Montbrison (2800m), l’Eglise présente, vue de l’aval, une façade Sud richement décorée et mise en valeur par le piédestal que constitue la terrasse de l’ancien cimetière, aujourd’hui banalisée.

Cette élévation méridionale, présente un porche « réal » dérivé du modèle Embrunais, et  un mur peint célèbre à l’est, représentant le thème des vices et des vertus.

Le clocher s’élève à la face occidentale, centré, ce qui constitue une particularité.

 

Si les documents, et les dates matériellement conservées sont rares, pour tracer l’histoire de l’Eglise des VIGNEAUX, nous possédons toutefois des certitudes quant à la  préexistence d’un sanctuaire établi bien avant l’édification de l’Eglise actuelle. Les Augustins d’Oulx entretiennent deux édifices, l’un dédié à la vierge « beate Marie da vinealibus » et « sancti Laurencii » dès le XII siècle.

 

Au XIV siècle, le compte des Procurations  du diocèse d’Embrun fait état de l’entretien d’un prieur aux Vigneaux. Il n’est pas douteux que l’Eglise actuelle est le fruit de la reconstruction intervenue aux Vigneaux comme de nombreuse autres paroisse du Diocèse au XV et XVI siècles.

 

Rappelons que cet effort de reconstruction fut intense, comme en témoigne la tournée de l’Evêque Antoine PASCALIS en 1532, au cours de laquelle il consacra les Eglises alors récemment reconstruites de Guillestre, Ceillac, Névache, la Salle et Vallouise.

 

Certes, consécration ne signifie pas construction, et une période non négligeable peut séparer les deux événements. Toutefois cela indique l’appartenance a un mouvement d’ensemble. Les ressemblances stylistiques ne peuvent que renforcer cette opinion.

 

La datation absolue étant délicate, il est plus aisé de dégager une datation relative des parties comportant l’édifice.

 

La partie la plus ancienne semble être le chœur, probablement du XIV siècle,comme peut le laisser supposer la modénature de la baie Est, la petite dimension de la baie oblitérée au Sud , et la mise en œuvre des matériaux, notamment les chaines d’angle appareillées en besace non calibrés.

 

La « reconstruction » semble s’être déroulée en deux phases.

 

-  Agrandissement de la Nef, désaxée afin de ménager un jour axial par un oculus centré. L’homogénéité de la construction, la continuité  de la frise de lésennes au pourtour de la Nef et du porche permettent de considérer cette intervention comme unique.

 

- Elévation du clocher à la face occidentale de l’Eglise et transfert du 2° accès de l’Eglise sur la face Sud, ce qui expliquerait cette disposition inhabituelle.

 

La construction de la sacristie serait la dernière intervention majeure sur l’Eglise, si ce n’est l’établissement d’une tribune et l’ouverture d’une lucarne dans la voûte destinée à  l’éclairer.

Mur des Vaudois

Le « Mur des Vaudois » est nommé ainsi par erreur. En réalité  dans la vallée on le connaît sous le nom de « Mur du Barry » qui en réalité servait à matérialiser la frontière entre le briançonnais (la région de Briançon) et la Vallouise (région de l’Argentière). On distingue des restes de cette muraille érigée au XIVe siècle en suivant des yeux la voix ferrée actuelle. Sa vocation était double : sanitaire et sécuritaire. Il s’agissait de contrôler le trafic commercial. Mais également de dresser un cordon prophylactique contre la lèpre ou les épidémies de peste ainsi que contre ravages des bandes armées formées de mercenaires lors de la Guerre de Cent Ans passant de la France à l’Italie. C’est dans ce contexte que les Briançonnais ont construit cette muraille destinée à sécuriser leur pays

LES CADRANS SOLAIRES

LES CADRANS SOLAIRES