"Honorables invités,
Excellences,
Mesdames et messieurs,
Mardi dernier, j'ai remis à SE Monsieur le Président de la République française les lettres m'accréditant auprès de lui en qualité d'Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Madagascar en France. Ce fut une occasion pour moi de lui exprimer ma volonté de préserver sinon de raffermir encore davantage les liens séculaires entre Madagascar et la France.
Le Madagascar d'aujourd'hui est différent du Madagascar des 4 décennies précédentes : c'est un pays qui respire le souffle du renouveau, aussi bien dans sa vision que dans sa manière de faire les choses ; c'est un pays disposant d'une vision très claire, guidé par une mission spécifique, orienté vers des objectifs, et qui fait de la culture de résultat une priorité. Les réformes qui sont entreprises requièrent ainsi un changement de mentalité, une mentalité de battant, de gagnant, animé d'un état d'esprit de pionnier, d'innovateur, et de promoteur. C'est cet état d'esprit qui anime le Président Ravalomanana dans sa lutte contre la pauvreté, contre l'ignorance des pauvres, un état d'esprit assorti d'une vision réaliste de la direction du développement. Une vision non assortie d'actions n'est que pure hallucination et une action sans vision est source de déception. Fort heureusement, hallucination et déception ne vont pas ensemble avec plan d'action, surtout si ce dernier est le fruit d'une mure cogitation comme l'est le Plan d'Action pour Madagascar.
Lors de mon entretien avec SE Monsieur Le Président Sarkozy, je tenais à rendre hommage à la volonté d'actions et à la culture de résultat qui l'ont toujours animé, cette culture de résultat que tout homme d'état digne de ce nom ne manquera pas de véhiculer dans le cadre de sa gestion des affaires de la nation.
(suite du discours)
Excellences,
Mesdames et Messieurs,
Le monde dans lequel nous vivons demeure pauvre tant que la famine, la malnutrition, l'illettrisme subsistent encore. La pauvreté est une honte car elle témoigne de notre incapacité à trouver des solutions aux problèmes de l'humanité. En cette ère de la globalisation, celui qui refuse de faire partie de la solution fait partie du problème. La France, de par sa grandeur, de par les valeurs qu'elle a toujours chéries, n'a jamais été insensible aux souffrances des peuples les plus démunies.
Nous sommes tout à fait reconnaissants au Président Sarkozy pour sa volonté de soutenir et d'accompagner Madagascar dans ses efforts de développement. Nous sommes convaincus qu'avec son autorité, le champ des relations de Madagascar avec les diverses instances internationales, et plus particulièrement avec l'Union Européenne dont la présidence sera assurée par la France d'ici quelques mois, va s'élargir davantage.
C'est sous un triple signe que je situe ma mission en terre française, celui du renouveau de l'amitié séculaire qui a uni nos 2 peuples, celui de la confiance aux fruits d'un travail acharné, et surtout celui du renouveau de l'espoir que les plus dangereuses des armes de destruction massive que sont la famine et l'ignorance soient anéanties par la force de collaboration, de la coopération. Oser penser à la victoire sur la malnutrition et l'illettrisme, c'est déjà gagner une bataille ; mais travailler ensemble pour l'éradication de la pauvreté, c'est l'humanité pour plus d'opportunités. C'est avec cette ferme conviction que l'administration ainsi que le secteur privé français vont m'accompagner dans mes efforts en vue du raffermissement des liens amicaux, politiques et économiques entre la France et Madagascar, que je voudrai entamer aujourd'hui ma mission en terre française. Et que Dieu m'aide dans cette oeuvre. Je vous remercie.
Et maintenant, si vous voudriez bien lever vos verres à la santé des Présidents Sarkozy et Ravalomanana. »