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Collection Pheno
Revue semestrielle
Série Anthropologie
Série Herméneutique
L'art du comprendre
Philosophie Générale






PUISSANCE ET IMPUISSANCE DE LA RÉFLEXION


Vincent CITOT


Réfléchir à la réflexion, penser la pensée et philosopher sur la philosophie, voilà ce que l'on propose de faire ici. Cette démarche est moins formelle qu'il n'y paraît, car interroger la nature et les exigences de la pensée philosophique engage toute une philosophie. Une philosophie qui n'est pas dupe d'elle-même et qui commence par examiner sa propre finitude. « La dernière démarche de la raison, c'est de connaître qu'il y a une infinité de choses qui la surpassent. Elle est bien faible si elle ne va jusque là », disait Pascal. Nous montrons dans un esprit proche que la réflexion est d'autant plus puissante qu'elle reconnaît son impuissance, comme la philosophie authentique doit se savoir doublement bornée, par la pensée scientifique d'une part, et par la pensée mystique d'autre part. Il ne s'agit pas de rabaisser la philosophie, mais au contraire de lui permettre de comprendre ce qui la comprend et de trouver sa juste place dans le champ intellectuel.

ISBN :
978-2-917957-35-6
Prix : 15 € TTC




INTRODUCTION À LA DASEINSANALYSE
Un regard existential sur la souffrance psychique et sa thérapie


Alice Holzhey-Kunz

Préface de Thomas Fuchs

La souffrance psychique n'est compréhensible « qu'à partir de notre sort commun d'être humains ». Le présent ouvrage radicalise ce constat de Ludwig Binswanger. L'auteure découvre dans la souffrance psychique humaine un « philosopher contre sa volonté » - au moyen de nombreux exemples, elle montre que la souffrance psychique prend racine dans une « sensibilité » particulière aux conditions fondamentales de l'être-homme. Celui qui est sensible est confronté involontairement à sa propre existence et débordé par cette confrontation. Afin de comprendre le sens caché de ces expériences énigmatiques, ce sont non seulement Kierkegaard, Heidegger et Sartre, mais aussi Sigmund Freud, qui sont évoqués. La dernière partie est consacrée aux conséquences thérapeutiques de cette conception herméneutique de la souffrance psychique, fondée sur la philosophie de l'existence. À ce propos, l'auteure développe le concept d'un processus daseinsanalytique de compréhension qui s'appuie sur les trois règles fondamentales de Freud et qui, sur cette base, permet une explicitation avec les expériences existentiales chargées d'angoisse, de culpabilité et de honte.

ISBN :
978-2-917957-34-9
Prix : 23 €




L'ÉVÉNEMENT ET LA RAISON
AUTOUR DE CLAUDE ROMANO


Ouvrage coordonné par Philippe Cabestan

Ont contribué à cet ouvrage : Charles Larmore, Bruno Leclercq, Patrick Leconte, Paula Lorelle, Gonçalo Marcelo, Pierre Rodrigo, Claude Romano, Claudia Serban, Guillaume St-Laurent, Marc-Antoine Vallée.

Un esprit superficiel et chagrin pourrait penser que, désormais, la philosophie somnole. Ce serait ignorer que la philosophie en France se porte plutôt bien et que, patiemment, à bas bruit, certes, des travaux particulièrement remarquables nourrissent un débat d'une incontestable fécondité. Ainsi, auteur d'une dizaine d'ouvrages, dont certains ont déjà été traduits en plusieurs langues, Claude Romano développe depuis une vingtaine d'années le projet d'une phénoménologie, mieux : d'une herméneutique phénoménologique qui mérite sans aucun doute de retenir l'attention. Son premier ouvrage, L'événement et le monde, publié en 1998 aux Presses Universitaires de France, ne manque pas d'ambition : il y entreprend d'interroger l'événement dans son être et oppose à l'analytique existentiale de Heidegger une analytique dite événementiale. Plus récemment, en 2010, Claude Romano publie chez Gallimard Au coeur de la raison, la phénoménologie. Il s'agit cette fois d'un livre de méthode qui entend explorer la raison en tant qu'elle nous reconduit, conformément à l'impératif husserlien, aux " choses mêmes ". L'événement et la raison : c'est à partir de ces deux notions que les études ici rassemblées se proposent d'interroger la pensée de Claude Romano.

ISBN :
978-2-917957-33-2
Prix : 18,30 €




L'ÉPREUVE DU TEMPS
Fictions, reproductions, imaginations


Jean Lauxerois

L'Occident des Temps Modernes a privilégié la représentation linéaire du temps. Sur cette ligne du temps qui continûment s'écoule, l'instant succède à l'instant, dans l'imminence d'un futur qui condamne rapidement le présent à devenir déjà passé. Dès lors, pour maîtriser ce temps qui passe et fuit, sous l'instance de la mélancolie, il a fallu inventer des systèmes de mémoire, des techniques de reproduction, des prothèses d'image. Ainsi est née, dans sa signification moderne, la culture, qui vise à rassembler la création humaine, à organiser la mémoire, à former l'héritage de la tradition.

S'il est vrai que la pensée critique s'est attaquée, depuis longtemps, aux limites et même aux dangers d'une telle entreprise, elle s'est cependant bien peu interrogée sur la relation que l'idée de culture entretient avec cette conception linéaire du temps. Répondant au souci de stabiliser le passé, de le conserver sous le signe de l'identité, et de le sauver au nom de l'esprit, la culture s'est finalement instituée comme un monde autonome, rationalisé, intellectualisé, idéalisé, dont la toute-puissance s'affirme davantage encore sous son visage contemporain - industriel, technique et institutionnel. La culture devient ainsi un péril pour ce qu'elle prétend transmettre, parce qu'elle méconnaît le sens de la finitude, laquelle, au coeur de l'expérience du temps et du monde, constitue le creuset de la vie des oeuvres : la culture " oublie " en l'homme son essentielle dimension d'être mortel.

De fait, le temps n'est pas une ligne, mais un noeud : " le noeud de notre condition " (Pascal). Et, comme tel, le temps est une épreuve, une épreuve d'existence, dont la création, selon tous ses modes, tente d'assumer la construction symbolique. Seule l'imagination, liée à la reproduction bien comprise, permet d'entrer dans ce noeud, dans « la boucle du Temps artiste » (René Char). Seuls des moments d'oeuvre, capables de lier le passé, le présent et l'avenir, sont en mesure de renouer la richesse de la mémoire au déploiement de la présence, en ouvrant le sens du devenir.

Rassemblant une quinzaine de textes, distribués en trois chapitres - "Fictions", "Reproductions", "Imaginations" -, cet essai souhaite contribuer tout ensemble à une critique de l'idée de culture, à une philosophie de la reproduction et à une éthique de l'oeuvre.

ISBN :
978-2-917957-32-5
Prix : 18,30 €




BRÈVE INTRODUCTION À LA NOUVELLE PHÉNOMÉNOLOGIE


Hermann Schmitz


Traduction et introductions de Jean-Louis Georget et Philippe Grosos

Prendre en compte et au sérieux la question de l'affectivité dans l'ensemble de ses conséquences est un des enjeux majeurs de la phénoménologie telle que la conçoit Hermann Schmitz, philosophe né en 1928. Or c'est là, à l'en croire, ce que la tradition antérieure aura manqué ; d'où le fait qu'il dénomme sa pensée nouvelle phénoménologie.

Ce texte a ainsi été conçu par son auteur comme une brève introduction aux schèmes fondamentaux de sa philosophie. Aussi nous propose-t-il, en un parcours cohérent guidé par l'exigence de l'attention à l'affectivité, une réflexion menant de questions méthodologiques à la méditation de l'enjeu pratique de la liberté. C'est un tel parcours qui lui fait rencontrer les concepts alors décisifs d'expérience vécue involontaire, d'implication affective, d'atmosphère, de chair ou d'émancipation et de situation personnelles.

Très conséquente, l'oeuvre de Hermann Schmitz est, avec cet ouvrage, pour la première fois traduite en français.

ISBN :
978-2-917957-31-8
Prix : 15 €




L'HERMÉNEUTIQUE COMME SAGESSE DE L'INCERTITUDE


Jean Greisch


La formule : " sagesse de l'incertitude ", empruntée au romancier tchèque Milan Kundera, nous rappelle que la phénoménologie herméneutique tourne le dos au grand rêve husserlien d'ériger la philosophie en science apodictiquement rigoureuse. Bien loin de cautionner un usage sauvage du vocable " herméneutique ", elle nous invite à confronter la " sagesse " des Tragiques, des romanciers et des poètes à la sagesse à laquelle aspirent les philosophes. Le présent ouvrage qui rassemble des études rédigées à l'occasion du Centenaire de la naissance de Paul Ricoeur explore l'interface entre ces différents chemins vers la sagesse, en entrecroisant les deux pôles irrécusables de l'expérience humaine que sont l'étrangeté et la familiarité qu'illustraient déà les figures mythiques d'Hermès et de Hestia.

Jean Greisch est né le 27 août 1942 à Koerich (G.D. de Luxembourg). Philosophe et théologien de formation, il a enseigné la philosophie à l'Institut Catholique de Paris, à Boston College et à l'Université Villanova aux États-Unis et à l'Université Humboldt de Berlin. Il est l'auteur de : L'Âge herméneutique de la raison (1986), Ontologie et Temporalité (1994), L'Arbre de vie et l'arbre du Savoir (2000), Le cogito herméneutique (2000), Le Buisson ardent et les Lumières de la Raison I-III (2002-2004), Entendre d'une autre oreille (2006), Qui sommes-nous ? (2008). Vivre en philosophant. Expérience philosophique, exercices spirituels et thérapies de l'âme (2015). Il est également l'auteur d'une série de contes philosophiques bilingues : Les contes de Minerva, la chouette philosophe, publiés aux Éditions IPAGINE.


Crédits illustrations :

  • Illustration 1 : Rembrandt, Autoportrait, 1660, Musée du Louvre - Voir sur le site
  • Illustration 2 : Rembrandt, La prophétesse Anne, 1631, Amsterdam, Rijksmuseum - Voir sur le site
  • Illustration 3 : Codex Egberti, 980 – 983
  • Illustration 4 : Die Heilige Haube, Codex Egberti, 980 – 983 - Voir sur le site
  • Illustration 5 : Illustration 5 : Albrecht Dürer, Jésus apparaît à Marie-Madeleine, 1511, British Museum - Voir sur le site
  • Illustration 6 : Antonio Allegri di Correggio, dit Le Corrège, « Noli me tangere », 1525, Museo del Prado, Madrid - Voir sur le site
  • Illustration 7 : Paolo Veronese, Noli me tangere, Grenoble - Voir sur le site
  • Illustration 8 : Angelo Bronzino, Noli me tangere, 1561, Musée du Louvre - Voir sur le site
  • Illustration 9 : Codex Egberti, 980 – 983 - Voir sur le site
  • Illustration 10 : Le doute de Saint Thomas, Abbaye Saint-Dominique de Silos - Voir sur le site
  • Illustration 11 : Caravage, Galerie des portraits du Château Sanssouci, 1601-1602, Potsdam - Voir sur le site
  • Illustration 12 : Rembrandt, Le doute de Thomas 1634, Musée Pouchkine, Moscou - Voir sur le site
  • Illustration 13 : Les disciples d’Emmaüs, Bas cloître du monastère de Santo Domingo de Silos, 11e siècle - Voir sur le site
  • Illustration 14 : Codex Egberti, 980 – 983
  • Illustration 15 : Rembrandt, Les disciples d’Emmaüs, eau-forte, 1654 - Voir sur le site

  • ISBN :
    978-2-917957-30-1
    Prix : 23 €




    MÉLANCOLIE
    PHÉNOMÉNOLOGIE - PSYCHOPATHOLOGIE - PSYCHANALYSE


    Sous la direction de Philippe Cabestan, Jeanine Chamond et l'École Française de Daseinsanalyse.

    Avec les contributions de Camille Abettan, Jean-Jacques Alrivie, Philippe Cabestan, Jeanine Chamond, Georges Charbonneau, Françoise Dastur, Dorothée Legrand, Pierre Marie, Guy Risbec, Carla Tagliatela.

    Que ce soit du côté de la psychanalyse et ses commentaires de Deuil et mélancolie (1917), ou du côté de la psychiatrie phénoménologique, et on pense notamment au livre de Binswanger, Manie et mélancolie (1960), la mélancolie a suscité tout au long du vingtième siècle de très nombreuses publications. Mais un ouvrage, contemporain de ce dernier, se distingue par son ampleur et sa profondeur, et mérite une attention toute particulière. Hubertus Tellenbach publie en 1961 Melancholie : Problemgeschichte, Endogenität, Typologie, Pathogenese, Klinik, ouvrage qui sera traduit quelques années plus tard en français sous le titre La Mélancolie. Comme Karl Jaspers, l’auteur est un psychiatre philosophe ou, comme on voudra, philosophe psychiatre. Il mobilise son immense culture afin de jeter quelques lueurs sur ce trouble étrange, qui suscitait déjà l’étonnement des grecs, et qui frappe encore et toujours certains de nos contemporains. Tout le monde en effet ne semble pas pouvoir sombrer, au sens médical du terme, dans la mélancolie. Reste alors à comprendre dans quelles circonstances certains le deviennent, ce que recouvre la notion de typus melancholicus mais aussi à cerner la souffrance mélancolique. Telle est l’ambition des différentes contributions de ce petit livre qui envisage la mélancolie d’un point de vue aussi bien historique que phénoménologique, psychiatrique et psychanalytique.


    ISBN :
    978-2-917957-29-5
    Prix : 18,30 €




    PATOČKA LECTEUR D'ARISTOTE
    PHÉNOMÉNOLOGIE - ONTOLOGIE - COSMOLOGIE


    Sous la direction de Claude Vishnu Spaak et Ovidiu Stanciu

    Avec le concours de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et de l'Institut Universitaire de France

    Avec les contributions de Marion Bernard, Dragoş Duicu, Filip Karfik, Frédéric Jacquet, Eliška Luhanová, Riccardo Paparusso, Claire Perryman-Holt, Camilla Rocca, Pierre Rodrigo, Emre Şan, Claude Vishnu Spaak, Ovidiu Stanciu.

    Préface de Renaud Barbaras

    Avec la parution récente de la traduction française de la seconde thèse d'habilitation - monumentale - de Jan Patočka, Aristote, ses devanciers, ses successeurs (2011), il devient enfin possible de mesurer l'importance des concepts fondamentaux de la physique aristotélicienne pour l'élaboration du projet philosophique original que Patočka développera à partir des années 1960. Ceci est d'autant plus remarquable que le philosophe tchèque, empêché à cette époque pour des raisons politiques de consacrer ses travaux à la phénoménologie, a pu renouer, dans ces études sur Aristote, avec la source antique du projet phénoménologique, afin de donner à celui-ci un nouveau départ. C'est en effet principalement dans le cadre d'une réappropriation phénoménologique du concept de mouvement que Patočka ressaisit la pensée aristotélicienne comme une voie permettant de dépasser l'impasse subjectiviste qu'il croit encore à l'oeuvre - quoiqu'à des degrés divers - chez Husserl et Heidegger. Le mouvement en vient à revêtir une détermination ontologique fondamentale : irréductible à un quelconque sens intramondain et ontique (dont le mouvement local constituerait à cet égard la forme paradigmatique), le mouvement est conçu comme procès ontogénétique, c'est-à-dire comme advenue à l'apparaître.

    Mais le plus grand apport de la Physique tient alors, selon Patočka, à l'établissement des conditions d'un tel mouvement, qui a pour déploiement vivant la nature (physis) et pour fond le monde (cosmos). Aristote a, selon Patočka, su être attentif au fait que c'est ultimement sur le plan d'une cosmologie, à laquelle nous ouvre la physique comme à son origine profonde, que se situent les conditions de possibilité dernières de la phénoménologie. Dans cette perspective, Patočka peut également soutenir qu'Aristote ouvre la voie d'une philosophie asubjective, puisque le mouvement de la manifestation pensé à partir du monde constitue le préalable de tout dévoilement humain.

    Cet ouvrage, qui rassemble les contributions de spécialistes européens dans le domaine des études patockiennes, vise un objectif simple : interroger les apports de la lecture d'Aristote pour l'élaboration, chez Patočka, d'une ontologie et d'une cosmologie phénoménologiques subjectives, et aider ce faisant à éclairer sous un jour nouveau la pensée de ce philosophe qui fut, sans ambiguité possible, une figure majeure du courant phénoménologique au XXe siècle.


    ISBN :
    978-2-917957-24-0
    Prix : 18,30 €




    LA HONTE
    PHILOSOPHIE, ÉTHIQUE ET PSYCHANALYSE


    Sous la direction de André Lacroix et Jean-Jacques Sarfati

    Avec les contributions de Albert Ciccone, Ion Copoeru, Israël Bernard Feldman, Alain Ferrant, Jean Lauxerois, Annabelle Lever, Marie-Hélène Poncet, Delphine Scotto Di Vettimo, Serge Tisseron.

    L'objectif de ce recueil est de présenter le « sentiment » de la honte sous ses différents aspects à la fois politiques, philosophiques, thérapeutiques, pédagogiques et éthiques, de manière diagonale ou transversale.
    Dans ces textes, plusieurs questions sont posées et quelques réponses proposées. Quelle fut la position de la philosophie occidentale au sujet de la honte ? Des changements sont-ils survenus et dans l'affirmative, comment les expliquer ? Comment replacer la psychanalyse dans l'évolution de cette pensée ? Comment se caractérise la honte et comment la distinguer de la culpabilité ou du remords ? Une telle distinction est-elle fondée ? Quels sont les effets de la honte sur les esprits et en quoi les paralyse-t-elle, si paralysie elle provoque ? Y a-t-il une honte d'avoir raison et peut-on évoquer ou envisager une morale élaborée autour de la honte ?

    Cette dernière question est aujourd'hui une des interrogations majeures en politique, en pédagogie, en éthique et en éthique appliquée. Certains considèrent qu'il convient de ne jamais faire usage de la honte afin d'éduquer ou pour conduire autrui à l'adoption d'un comportement plus acceptable. D'autres au contraire considèrent qu'il convient de ne pas craindre d'utiliser celle-ci. Quelle position adopter face à une telle opposition ?
    Au-delà de cette interrogation, la honte ainsi que l'humiliation sont des réalités de tous les instants, dans une société où l'arme psychologique ne cesse de se développer. La honte touche des victimes, souvent les mêmes : les enfants, les minorités, les plus démunis. Il s'agit également de comprendre, dans ce texte, les effets que ce « sentiment » peut avoir sur eux.

    Cet ensemble de textes entend donc embrasser la honte sous nombre de ses aspects. En acceptant de croiser leurs regards, différents penseurs et acteurs, venus de pays et d'horizons différents ont fait ainsi le pari de partager leurs impressions et le fruit de leurs recherches sur la honte afin de mieux comprendre celle-ci pour n'être plus ? si ce n'est sa dupe ? au moins son complice inconscient.


    ISBN :
    978-2-917957-28-8
    Prix : 18,30 €




    À DESSEIN DE SOI
    INTRODUCTION À LA PHILOSOPHIE D’HENRI MALDINEY


    Jean-François Rey

    L'oeuvre d'Henri Maldiney (1912-2013) s'inscrit et se distingue au sein de la phénoménologie de langue française, se tenant toujours à la croisée de l'anthropologie et de l'esthétique. Philosophe formé à l'école de Husserl et de Heidegger, il a beaucoup appris et collaboré avec les grands psychiatres du courant de l'anthropologie psychiatrique (Ludwig Binswanger, Roland Kuhn, Jacques Schotte). Si son travail le plus connu est sans doute l'esthétique des rythmes, la vie des formes et leur apparition dans l'Ouvert, il est toujours resté un philosophe de l'existence appréhendée par ses crises et ses créations. Au centre de son oeuvre se tient le présent originaire qui ouvre l'avenir : je suis toujours en projet, au-devant de moi-même. Mais l'existence ne se réduit pas à cette anticipation. Plus profondément que le projet qui connote toujours une certaine maîtrise, Maldiney situe le « pathique ». Être passible d'une rencontre, accepter de se laisser surprendre par une oeuvre d'art comme par une personne, c'est cela que Maldiney appelle « transpassibilité ». L'événement d'une rencontre est toujours simultanément un avènement à soi. Dès lors toute la recherche est orientée par la mise à jour de l'Ouvert, son accessibilité comme son obturation dans la psychose.
    Cette introduction à la philosophie d'Henri Maldiney insiste sur l'unité d'un travail qui ne cesse de penser ensemble l'art et la folie, ce qu'ils ont à se dire, ce qu'ils ont à nous dire.


    ISBN :
    978-2-917957-25-7
    Prix : 12 €




    RÉSISTANCE ET TANGIBILITÉ
    ESSAI SUR L'ORIGINE PHÉNOMÉNOLOGIQUE DES CORPS


    Gunnar Declerck

    Préface de François-David Sebbah.

    À tout instant, quoi que nous fassions, nous sommes environnés par des corps qui réduisent l'espace et opposent de la résistance. Que sont ces corps qui saturent notre quotidien et avec lesquels il nous faut constamment négocier l'espace ? Plus radicalement, pourquoi y a-t-il des corps ? Je soutiens dans cet ouvrage que la psychologie et la physique ne disposent plus des moyens de répondre à cette question. La désubstantialisation du réel amorcée par la révolution quantique sape les fondements de l'explication objectiviste de la perception privilégiée par la première, et elle évide de sa portée ontologique le discours de la seconde.

    Expliquer pourquoi la réalité se présente sous la forme d'un agencement de corps exige en premier lieu de comprendre le rôle que remplit l'anticipation du possible dans la perception. Dans le toucher comme dans la vision, poser l'existence d'un corps implique d'anticiper les contraintes que ce corps exerce sur notre champ de possibilités pratiques, accréditer de manière présomptive la disponibilité ou l'indisponibilité de certaines possibilités d'action. C'est donc uniquement parce que notre subjectivité donne sens à ce qui est en le référant à ce qui peut être que la réalité macroscopique à laquelle nous introduit la perception consiste en un monde solide.

    Pour développer cette idée, l'ouvrage dresse une critique de la conception actualiste du phénomène de corps, qui subordonne celui-ci à l'expérience en acte d'une résistance, et il déconstruit l'approche physicaliste et objectiviste, qui prétend dériver les propriétés des corps que nous percevons des propriétés de structures physiques qui leur seraient antécédentes ontologiquement. Si la sémantique des corps présuppose l'épaisseur du temps humain et une perspective foncièrement pragmatique sur l'environnement, il n'est plus question d'assimiler sans autre forme de procès le corps à une «structure physique», quelle qu'en soit la teneur. Les corps sont un produit de l'activité constructrice de notre subjectivité, et seule une incursion profonde dans les mécanismes et principes qui régissent cette activité pourra permettre d'accéder à leur vérité.

    Gunnar Declerck est maître de conférences en philosophie et épistémologie des sciences. Il a publié de nombreux travaux au croisement de la phénoménologie, de la psychologie et de l'Intelligence Artificielle. Il est rattaché à l'équipe d'accueil COSTECH EA 2223 de l'Université de technologie de Compiègne.


    ISBN :
    978-2-917957-27-1
    Prix : 23 €




    CHARLES TAYLOR INTERPRÉTATION, MODERNITÉ ET IDENTITÉ
    INTERPRETATION, MODERNITY AND IDENTITY


    Sous la direction de Jean-Claude Gens et Csaba Olay



    Avec les contributions de Christian Berner, Gábor Boros, Jean-Claude Gens, Ferenc Hörcher, Csaba Olay, Claude Romano, David Weberman.

    Le philosophe canadien Charles Taylor est un des penseurs contemporains qui jouit d'une reconnaissance mondiale : il a initié et participé à plusieurs débats relatifs au libéralisme, au communautarisme et au multiculturalisme. Son oeuvre est pluridimensionnelle puisque ses travaux portant, entre autres, sur la théorie de science, la théorie du langage, la théorie de l'action et de la personne, la théorie de la modernité, et, en 2008, il a obtenu le prestigieux Prix de Kyoto.
    La pensée de Charles Taylor s'est élaborée non seulement en se nourrissant des traditions aussi bien phénoménologique qu'analytique, mais, très concrètement, en prise directe avec les problèmes soulevés dans la société canadienne par la très grande diversité des immigrations. Penseur de l'identité moderne, Taylor est Professeur émérite de l'Université Mc Gill de Montréal depuis 1997 ; en 2007, il a est nommé par le gouvernement québécois coprésident - avec le sociologue et historien Gérard Bouchard - de la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles (la CCPARDC), encore appelée la Commission Bouchard-Taylor. Sa pensée mérite d'autant plus à être méditée que les tentations de repli communautaire, si ce n'est de purification ethnique, semblent aujourd'hui croissantes. Les contributions - pour moitié en anglais - de ce colloque organisé à Budapest en 2012 en l'honneur et en présence de Charles Taylor invitent au contraire à interroger et à poursuivre son analyse des conditions qui permettraient l'avènement d'un monde véritablement pluriel.

    ISBN :
    978-2-917957-22-6
    Prix : 12 € TTC




    LANGAGE ET AFFECTIVITÉ


    Sous la direction de Samuel Le Quitte et Gabriel Mahéo



    Avec les contributions de Philippe Cabestan, François De Gandt, Grégori Jean, Stefan Kristensen, Samuel Le Quitte, Gabriel Mahéo, Nathalie Monnin, Jérôme Porée, Muriel van Vliet.

    Quelle est la nature et la fonction des sentiments dans l'activité de connaissance et, plus largement, dans l'existence humaine ? Cette question, massive, n'a cessé d'inquiéter la philosophie, dont l'histoire paraît à bien des égards se confondre avec celle d'une opposition entre la lucidité de la raison et l'obscurité dangereuse des passions. Si le discours philosophique n'a jamais nié l'importance des sentiments, ni leur rôle dans l'ordonnancement général de la vie humaine, ce discours est cependant empreint d'ambiguïtés, comme l'est, déjà, le statut du «coeur» (Thumos) dans la tripartition fonctionnelle de l'âme présentée par Platon : ni réductible à la droite raison, ni relégué dans la sphère des désirs qui nous empêchent de contempler les Idées, le sentiment est cet intermédiaire allié de la raison qui met en mouvement nos réactions morales. Cette ambiguïté se retrouve à l'âge classique, lorsque le discours philosophique découvre le fonctionnement des passions et cherche les modèles scientifiques susceptibles d'en rendre compte, hésitant entre la physiologie (Descartes), la géométrie (Spinoza), la médecine et les sciences de la nature (Hume).
    En faisant de l'affectivité l'une des structures fondamentales de l'existence, la phénoménologie a replacé au centre du questionnement philosophique la problématique des sentiments. Mais comment décrire ces expériences singulières - Celle de l'amour, de l'angoisse, du désespoir ou de la joie - Sans les confondre avec des objets ? Comment donner du sens aux affects sans adopter ce point de vue surplombant des sciences de la nature, qui confond le discours des causes et celui des raisons ? Comment, en d'autres termes, continuer à parler des sentiments de manière raisonnée, tout en reconnaissant que les sentiments nous font autant que nous les connaissons - tout en continuant, par conséquent, à être réceptifs à leur pouvoir de nous ébranler ?

    ISBN :
    978-2-917957-23-3
    Prix : 18,30 € TTC




    L'INACHÈVEMENT D'ÊTRE ET TEMPS
    et autres études d'histoire de la phénoménologie


    Claude ROMANO



    Les études ici réunies abordent certaines questions centrales de la phénoménologie historique : le statut de l'a priori matériel et la critique de l' " anthropologisme " chez Husserl, la conception du monde de la vie dans la Krisis, la théorie de la signification d' inspiration pragmatique élaborée par Karl Bühler et sa proximité avec les remarques consacrées au " discours " par Heidegger à l'époque de Sein und Zeit, l'être-avec heideggérien et la question du solipsisme, la vie et le vivant du point de vue de l'ontologie fondamentale dans ses rapports avec la biologie d'Uexküll, enfin les raisons de l'inachèvement de l'oeuvre maîtresse de Heidegger. Le souci principal qui les anime est celui de mettre au jour des jonctions ignorées ou mal connues entre les auteurs du corpus phénoménologique et, parfois, entre ces auteurs et leurs précurseurs (Hume) ou des penseurs issus d'autres traditions (Wittgenstein, Sellars). A travers ces dialogues souvent à peine esquissés ou même virtuels, il s'agit de contribuer à une histoire de la phénoménologie conçue avant tout comme histoire des problèmes, et non comme recueil de solutions.

    Claude Romano est philosophe et Maître de conférences à l'université de Paris-Sorbonne. Il a publié différents travaux de phénoménologie dont L'événement et le monde (1998), l'événement et le temps (1999), Le chant de la vie. Phénoménologie de Faulkner (2005), L'aventure temporelle (2010). Il a recçu le Grand Prix Moron de l'Académie française pour l'ensemble de ses ouvrages de phénoménologie (2010) et le Prix Gegner de l'Académie des sciences morales et politiques pour Au coeur de la raison, la phénoménologie (2011).


    ISBN :
    978-2-917957-20-2
    Prix : 18,30 €




    RENCONTRER L'IMPRÉVISIBLE
    À la croisée des phénoménologies contemporaines


    Sous la direction de Flora BASTIANI et Svetlana SHOLOKHOVA



    Ont contribué à cet ouvrage : Flora Bastiani, Jan Bierhanzl, Jean-Christophe Goddard, Lukas Held, Yasuhiko Murakami, Monika Murawska, Masumi Nagasaka, Luka Nakhutsrishvili, Délia Popa, Jean-François Rey, Jean-Michel Salanskis, Svetlana Sholokhova, Yuen-Hung Tai, Anna Yampolskaya.

    En proposant de penser la rencontre de l'imprévisible, Flora Bastiani et Svetlana Sholokhova ont rassemblé dans le présent ouvrage des articles aux analyses variées. Avec la question de l'altérité et de son événement dans la vie subjective comme toile de fond, chaque contributeur ouvre une voie d'approche pour redŽfinir et surtout réinterpréter la frontière entre l'intériorité et l'extériorité, soit la limite qui permet à l'humain de trouver sa place dans le monde. Les concepts fondamentaux de Henry, Levinas et Maldiney qui émergent de facçon récurrente dans ce parcours, apparaissent comme autant de repères qu'il est toujours nécessaire d'interroger, de sonder et d'éprouver. Ainsi les thèmes classiques empruntés à la philosophie francçaise du vingtième siècle sont ici saisis et mis en question dans la poursuite de la méthode phénoménologique, et dans l'ouverture de nouvelles questions. Où situer la relation avec l'autre dans le processus de formation du sujet ? Qu'apporte cette relation : la possibilité d'être excédé par l'autre, de l'accueillir ou de devenir autre ? Quel sera dans cette situation le rôle du langage qui - en risquant la trahison d'un sens nouveau accompagnant la venue de l'autre, par la phénoménalisation - impose la dynamique indispensable à la subjectivation du sujet ? Enfin, en s'interrogeant sur la position du sujet face aà l'énigme de l'autre, ouvert aà l'imprévisible auquel il doit le sens de sa présence, quelles sont les voies qui se frayent pour une phénoménologie appliquée ? En faisant se côtoyer des contributions soutenues par les diverses cultures dont sont issus leurs auteurs et en réunissant sans distinction les articles de chercheurs débutants et confirmés, ce volume collectif témoigne d'une actualité vivace de la phénoménologie, sans limite de tradition ou de langue, avec l'affaire philosophique comme point de rencontre.

    Avec le soutien de : l'Equipe de Recherche sur les Rationalités Philosophiques et les Savoirs (ERRaPhiS) de l'Université de Toulouse (France), Europhilosophie, le Groupe francophone d'études et de formations en éthique de la relation de service et de soin (GEFERS), et la Société Internationale de Recherche Emmanuel Levinas (SIREL).

    ISBN :
    978-2-917957-19-6
    Prix : 18,30 €




    JAN PATOČKA
    LIBERTÉ, EXISTENCE ET MONDE COMMUN


    Sous la direction de Nathalie FROGNEUX


    Avec un texte inédit de Jan Patočka

    Ont contribué à cet ouvrage : Erika Abrams, Renaud Barbaras, Bruce Bégout, Françoise Dastur, Hubert Faes, Jan Frei, Nathalie Frogneux, Raphaël Gély, Jean-Claude Gens, Sébastien Laoureux, Mariana Larison, Darian Meacham, Caterina Rea, Pierre Rodrigo, Claude Vishnu Spaak, Michaël Staudigl, Émilie Tardivel, Jan Patočka.

    Un texte inédit de Jan Patočka (1907-1977) intitulé " Sur les problèmes des traductions philosophiques " (1968) dans une traduction française originale d'Erika Abrams ouvre ce volume collectif qui cherche à penser l'existence humaine et le monde commun grâce à l'oeuvre aussi capitale que protéiforme de ce philosophe tchèque. Des spécialistes en phénoménologie, en philosophie sociale et politique, en anthropologie et en esthétique déploient ici sa richesse et sa fécondité à travers quatre problématiques : le Monde commun, le Mouvement critique de la liberté, la Phénoménologie et la théorie du mouvement de l'existence, le Temps et l'Histoire.

    Publié avec le concours de la FONDATION UNIVERSITAIRE DE BELGIQUE, ce volume collectif résulte d'un travail commun entamé en 2007 lors d'un colloque international à L'INSTITUT SUPÉRIEUR DE PHILOSOPHIE DE L'UNIVERSITÉ CATHOLIQUE DE LOUVAIN (UCL).

    ISSN :
    2102-5215
    ISBN :
    975-2-917957-17-2
    Prix : 23 €




    INTRODUCTION À LA PHÉNOMÉNOLOGIE D'EDMOND HUSSERL


    Wilhelm SZILASI
    Préface de Françoise Dastur


    Traduit de l'allemand par Alain Fournier et Françoise Dastur.

    Le nom de Wilhelm Szilasi (1889-1966) aurait pu demeurer largement méconnu si son amitié avec Ludwig Binswanger et l'influence qu'il a eue sur ce dernier ne lui avaient pas permis de s'imposer comme une des figures importantes du " mouvement phénoménologique ". Ce philosophe d'origine hongroise, qui a émigré en Allemagne dès 1919 et a été marqué d'égale manière par l'enseignement dispensé par Husserl puis par Heidegger à l'Université de Fribourg en Brisgau, est en effet à l'origine du " retour à Husserl " qui a marqué les travaux du psychiatre et philosophe Ludwig Binswanger à partir de la fin des années 1950. C'est l'interprétation que Szilasi donne de la phénoménologie husserlienne dans son Introduction à la phénoménologie de Husserl, texte d'un cours fait à l'Université de Fribourg en 1958-59 et publié la même année, qui fut déterminante pour l'analyse que Binswanger fera des psychoses dans ses dernières oeuvres, dans lesquelles la théorie de l'ego pur, telle que l'a comprise et interprétée Szilasi, a servi de fondation théorique à la conception que le dernier Binswanger a proposé de la manie et de la mélancolie...

    ISSN :
    1962-1906
    ISBN :
    978-2-917957-13-4
    Prix : 18,30 €




    CORPORÉITÉ ET PRÉSENCE
    Jalons pour une approche du corps dans la psychose


    Michèle GENNART



    Cet ouvrage propose une analyse phénoménologique du corps tel que nous le vivons. Il éclaire aussi, en deçà du corps vécu, la manière dont notre corps à l'oeuvre, sentant et se mouvant,contribue tacitement à édifier notre situation d'existence, à esquisser notre sens du réel et notre identité. Interrogeant les origines vivantes du dualisme, cette analyse cherche par ailleurs à rendre compte de toute l'épaisseur d'expérience par laquelle notre corps nous apparaît comme autre, étranger, comme un " corps physique " que nous refusons de reconnaître comme étant nous-mêmes.Ainsi de la douleur, du malaise, des moments où l'autre, par la prise qu'il exerce sur nous,nous surprend à exister dans les limites d'un corps qui n'est plus tout à fait " nôtre ".

    Par delà sa finalité anthropologique générale, la tentative d'éclairer la polyphonie pathique de l'incarnation vise aussi à dégager un horizon de compréhension renouvelé face à la situation de l'homme souffrant de psychose.M.Gennart s'applique à montrer comment ce que l'on appréhende de façon trop abstraite comme un " trouble mental " constitue bien plutôt une atteinte de la présence élémentaire au monde, à l'autre, à soi. Analysantcette situation pathique de base,elle dégage des voies d'approche permettant de mieux comprendre ce qui s'avère altéré ou en souffrance dans la psychose, et en particulier dans la schizophrénie. Ces voies d'approche sont aussi celles que nous arpentons dans la rencontreclinique, lorsque nous cherchons à aménager un terrain d'entente avec la personne " aliénée ", devenue autre ou étrangère, et devons pour cela consentir à mobiliser en nous-mêmes ces zones-limites où l'identité,où le sens du réel ne sont pas encore définitivement constitués.

    Comme Binswanger et la tradition phénoménologique à sa suite le soulignent, nous ne pouvons en effet " connaître " quelque chose aux maladies psychiatriques et travailler à les soigner que dans la mesure où nous sommes prêts à faire l'épreuve des failles et des lignes de fracture auxquelles elles nous renvoient dans notre condition humaine la plus intime.

    ISSN :
    1962-1906
    ISBN :
    978-2-917957-15-8
    Prix : 23 €




    ÉPREUVES DE LA VIE ET SOUFFRANCES D'EXISTENCE
    Regards phénoménologiques


    Sous la direction de Sylvain CAMILLERI et Christophe PERRIN

    Avec la participation de Natalie Depraz, Emmanuel Housset, Christophe Perrin, Gregori Jean, Sylvain Camilleri, Ruud Welten, Bernhard Waldenfels, François De Gandt, Anthony Steinbock, Rolf Kühn, Délia Popa.

    Que dire des épreuves de la vie ? Nous ne savons quelles elles sont qu'à les traverser et ignorons ce qu'elles sont en les endurant. Quand surviennent-elles ? Comment ? Et pourquoi ? Aveugles lorsqu'elles frappent, hagards lorsqu'elles cessent, comment pourrions-nous porter sur elles nos regards ? Dans l'obscure nuit qu'elles répandent sur nos vies, tout n'est cependant pas que ténèbres. Car les épreuves révèlent, elles phénoménalisent.Sous leur sombre lumière,tout se montre sous son vrai jour. Condamnés par le pire à donner le meilleur, nous qui les essuyons faisons alors nos preuves. Dans l'épreuve, l'ego apparaît donc comme jamais il ne le fait, non pas comme il le doit, mais toujours comme il est. Faudrait-il ajouter que d'épreuves comme de phénoménologie,il n'en est que de la vie pour que l'idée d'une phénoménologie des épreuves de la vie s'impose en philosophie ? Inutile : l'irrésistible réalité de ces épreuves impose à qui les subit un inextinguible besoin de philosophie. Or qui mieux que la phénoménologie peut, en philosophie, mettre à l'épreuve les épreuves de la vie ?

    ISSN :
    1962-1906
    ISBN :
    978-2-917957-14-1
    Prix : 18,30 €




    PHÉNOMÉNOLOGIE DES SENTIMENTS CORPORELS
    TOME 3
    Joie jouissance ivresses


    Pierre Carrique (dir.)

    Avec la participation de :
    Stéphane Arguillère, Pierre Carrique, Catherine Chalier, Georges Charbonneau, Anne Devarieux, Philippe Fontaine, Philippe Grosos, Philippe Jaccottet, Emmanuel Housset, Jérôme Laurent, Thomas Morvan.

    La tentative d'une phénoménologie des affects doit,pour se déployer,s'affranchir doublement des doctrines phénoménologiques fondatrices de Husserl et Heidegger.Une première fois en transgressant l'a priori universel de corrélation, qui légitime le statut de l'objet phénoménologique chez l'un,et l'a priori structurel-existential qui radicalise le projet ontologique du Daseinchez l'autre.Une seconde en instaurant une autre approche du sentir et du corps de chair,«grands absents» d'Etre et Temps,où l'affect est bien désigné selon sa «cooriginarité» au comprendre mais sans que leur entrelacs advienne à la parole philosophique. L'éclairement de l'existence et de ce à quoi elle s'origine a toujours exigé du philosophe,selon le mot de Hegel,des «concepts inconcevables» – et si l'affect se donne dans son événement comme rebelle au concept, vivant de le déborder – se donne comme l'irréductible surgissement d'un surcroît, où vacille le sens d'être, sinon se volatilise son là, c'est qu'il a partie liée avec l'aventure d'exister, et l'imprévisible des courants qui la traversent,ou des écueils qui la brisent.
    Ce troisième tome de la Phénoménologie des sentiments corporels, consacré à la joie, la jouissance et l'ivresse, est lisible indépendamment des précédents.Il explore le sens de ces affects selon diverses voies,de la jouissance orgasmique à la joie de la compréhension,dans différentes tra- ditions, de la Torah au bouddhisme tibétain, et chez de nombreux penseurs, d'Epicure et Platon à la philosophie française contemporaine.
    Avec le soutien de la FONDATION LOUIS D.INSTITUT DE FRANCE Programme de recherche Approches existentielles des souffrances mentales

    ISSN :
    1962-1906
    ISBN :
    978-2-917957-09-7
    Prix : 16 €




    HEGEL ET L'AFRIQUE
    Thèses,critiques et dépassements


    Benoît OKOLO OKONDA

    Préface de Bernard Stevens

    «...Et ce ne serait donc peut-être pas seulement une particularité de la vie intellectuelle africaine, un complexe africain en somme, qui justifierait l'actualité d'une critique de la philosophie hégélienne de l'histoire, mais bien aussi les avatars inavoués, impensés ou simplement inconscients, de cette philosophie dans la conscience philosophique occidentale la plus contemporaine. Tout ceci contribue à expliquer en quoi le livre de Benoît Okolo correspond à une nécessité. Avec une vision d'ensemble et une conscience claire des enjeux ce dont il nous avait déjà montré l'exemple dans son livre Pour une philosophie de la culture et du développement, Kinshasa, Presses Universitaires du Zaïre, 1986 - l'auteur nous expose la problématique et suggère les voies d'une résolution. Entre d'un côté le rejet absolu de l'hégélianisme et le refuge dans l'ethnophilosophie et d'un autre côté la négation de soi et l'adoption inquestionnée du discours hégélien, il y a une troisième voie qui est d'assumer Hegel de manière critique,de voir en quoi il représente l'ombre de la domination de l'homme par l'homme et par quels moyens l'affranchissement raisonné peut avoir lieu...»

    ISSN : 2102-5215
    ISBN : 978-2-917957-08-0
    Prix : 12 €




    La condition philosophique et le problème du commencement


    de Vincent Citot

          Tandis qu'elle s'engageait plus avant dans son histoire en s'éloignant de ses origines, la philosophie demeurait pourtant obsédée par le problème de son commencement. Sous des formes multiples (retour au fondement, doute radical, reconstruction systématique, réduction phénoménologique, etc.), elle n'a souvent avancé qu'en se recommençant. Le problème du commencement mérite donc d'être posé explicitement et il se pourrait bien qu'il nous révèle quelque chose sur la nature de la pensée philosophique en tant que telle.

    ISSN : 2102-5215
    ISBN : 978-2-917957-04-2
    Prix : 16 €



    Sensibilité et sensitivité chez Jean-Jacques Rousseau
    Sentiment, ressentiment, souffrance de rumination


    de Jean-Marc Chavarot

    Préface de A. Joli.

          Jean-Jacques Rousseau a souffert dans les vingt dernières années de sa vie de troubles qu'on peut appeler sensitifs. Il se sentait environné de duplicité, de malveillance, de méchanceté, et cela était vécu dans une atmosphère d'épuisement. Il était devenu susceptible et méfiant à l'extrême au point de se couper de ses amis les plus dévoués. Hanté par l'abandon, la trahison de ses proches et même de toute l'Eu rope, il était submergé par des sentiments de persécution qui prenaient une tour nure obsessionnelle et délirante.

          Cette souffrance pour Rousseau avait un sens précis : pour lui, seul un être sensible peut être sensitif ; cette pensée de la sensibilité humaine est au cœur même du trouble, c'est-à-dire de la question de son existence et de toute existence. Elle est le fil conducteur de la pensée de Rousseau dans ses textes autobiographiques : Les Confessions, les Dialogues de Rousseau juge de Jean-Jacques, Les Rêveries du promeneur solitaire. Au-delà de l'exemple de Jean-Jacques Rousseau, l'ouvrage conduit une exploration profonde des souffrances de sensibilité et de sensitivité. Si elles réalisent, lorsqu'elles sont poussées à l'extrême, une forme de paranoïa (la paranoïa sensitive), elles peuvent aussi concerner chacun par fragment. Elles font en effet la matière commune à ces sentiments et ressentiments d'exclusion, d'humiliation ou de trahison qui traversent la vie affective de chacun dans ses rapports au champ social. Ces souffrances humaines font l'objet de nos petites ou grandes « ruminations ».

          Jean-Marc Chavarot est médecin psychiatre, licencié en philosophie, membre du GEAMH (Groupement pour l'Étude de l'Hypnose), chargé de cours au Ser vice Universitaire de Psychiatrie et Psychologie médicale de Casselardit à Toulouse.

    ISSN : 1962-1906
    ISBN : 978-2-917957-03-5
    Prix : 16 €



    PSYCHIATRIE PHÉNOMÉNOLOGIQUE
    TOME I
    Concepts fondamentaux - 204 pages.
    TOME II Confrontations cliniques - 202 pages.




    de Paul Jonckheere


    «L'homme est le voyageur de l'impossible»

    « Il n'y a d'excédence que dans la mesure où un discours humain émerge du murmure du monde»

    «L'existence précède le corps»

    «Le symptôme psychosomatique,c'est la trace dans le corps du regard de l'Autre»

          Ces aphorismes donnent un relief particulier à la «Psychiatrie phénoménologique», ouvrage d'ensemble consacré à la psychiatrie phéno ménologique et à la Daseinsanalyse. La fécondité de la phénoménologie se voit confirmée grâce au postulat de l'existentialité du symptôme et est illustrée par des nouvelles recherches dans le domaine de la psychose, de la criminologie, du passage à l'acte et du passage au corps.


          Paul JONCKHEERE, né à Anvers, résidant à Bruxelles, est médecin neuropsychiatre, licencié en psychologie et membre de la Fédération internationale de Daseinsanalyse. Fondateur de la Phénoménologie clinique,il fut l'un des promoteurs, en Belgique romane, de la médecine psychosomatique,de la psychothérapie institutionnelle et de la psychopathologie phénoménologique. Dans la mouvance de mai '68,il dirige à Lovenjoel un centre de thérapie communautaire pour jeunes psychotiques. Chef de clinique-adjoint aux Cliniques universitaires Saint-Luc (Bruxelles), maître de conférences à l'Université Catholique de Louvain, il y Introduction à la médecine psychosomatique, Accueil de la Personne handicapée mentale, Psychopathologie phénoménologique. Plus tard, il abandonne le terme psychosomatique, auquel il oppose le concept de médecine bifocale. En 1983, il crée le Groupe d'étude de Phénoménologie clinique et organise,en 1993,un Colloque européen de Phénoménologie clinique, Crise et existence. Ses recherches actuelles portent sur la phénoménologie de la passion et du passage à l'acte.

    ISBN TOME I :
    978-2-917957-06-6

    ISBN TOME II :
    978-2-917957-07-3
    Prix unitaire : 16 €



    Phénoménologie du Nous et Psychopathologie de l'isolement
    La nostrité selon Ludwig Binswanger


    de Mireille Coulomb

    Préface de Françoise Dastur.

          A partir de l'oeuvre de Ludwig Binswanger (psychiatre et fondateur de la Daseinsanalyse), ce livre s'interroge sur le Nous ou la " nostrité " (Wirheit), au coeur de l'articulation de la phénoménologie et de la psychiatrie, Binswanger revendiquant sa différence avec Heidegger.
          Il nous montre l'opposition existentielle entre le Nous (se manifestant authentiquement pour Binswanger dans l'amour) et l'isolement de la psychose sans rencontre. La nostrité n'est pas une catégorie explicative, mais un être-au-monde dont nous trouvons les modalités de présence dans le langage, le corps, l'espace ou l'art.

    ISSN : 1762-4371
    ISBN : 978-2-917957-02-8
    Prix : 16 €
    246 pages.



    WITTGENSTEIN ET LA TRADITION PHÉNOMÉNOLOGIQUE





    Par Claude Romano (Dir.)

    Avec la participation de :
    Jean-Jacques Rosat, Claude Romano, Laurent Perreau, Denis Perrin, Jean-Philippe Narboux, Guy Deniau, Jean-Claude Gens, Julien Jimenez, Vincent Aubin.


          Ce volume provient d'un séminaire qui s'est tenu pendant trois ans à l'ENS de la rue d'Ulm puis à l'Université de Paris-Sorbonne. Il s'agissait de faire dialoguer autour de notions et de thèmes précis, et moins dans une perspective historique que philosophique, la tradition de la philosophie " grammaticale " issue de Wittgenstein et la tradition phénoménologico-herméneutique, c'est-à-dire deux courants majeurs du XXè siècle qui se caractérisent au moins par un trait commun : leur opposition au positivisme, notamment dans sa forme contemporaine incarnée par le Cercle de Vienne et ses héritiers.
           Les contributions ici publiées s'ordonnent autour de quatre axes principaux : la " grammaire " comme phénoménologie et/ou anti- phénoménologie ; le problème de l'intentionnalité et ses métamorphoses au sein des deux traditions ; les rapports de la compréhension et du langage ; enfin, l'intention, l'action et le " soi " pratique - la tradition wittgensteinienne et herméneutique ayant toutes deux proposé une réévaluation du sujet pratique par rapport au sujet cartésien, et revendiqué ainsi une filiation aristotélicienne.
          Chacun des textes qui composent ce volume tente de frayer un chemin singulier en s'interrogeant sur la possibilité ou l'impossibilité d'un tel dialogue et, en définitive, il met en pratique cet effort dialogique, quelles qu'en soient les difficultés et les limites, fort de la conviction que " le philosophe n'est pas le citoyen d'une commune de la pensée. C'est ce qui fait de lui un philosophe " (Wittgenstein). C.R

    ISBN : 978-2-9523847-9-7
    Prix : 15 €



    LECTURES D'ÊTRE ET TEMPS de Martin Heidegger
    Quatre-vingts ans après





    Philippe Cabestan, Françoise Dastur
    et l'École Française de Daseinsanalyse (Dir.)

    Avec la participation de :
    Françoise Dastur, Walter Biemel, Jean-François Courtine, Gérard Guest, Eliane Escoubas, Philippe Cabestan, Paul Jonckheere.


                Les textes ici réunis sont pour la plupart d'entre eux issus d'une journée consacrée à Etre et temps de M. Heidegger. Cette journée fut organisée par l'Ecole Française de Daseinsanalyse, le 18 juin 2007, pour célébrer le quatre-vingtième anniversaire de la publication d'un livre dont on peut dire qu'il a marqué son siècle de la même manière que la Critique de la raison pure l'avait fait pour le dix-huitième et la phénoménologie de l'esprit pour le dix-neuvième siècle, et qui constitue la source d'inspiration fondamentale de ces maîtres de la Daseinsanalyse médicale que furent Ludwig Binswanger et Medard Boss. Comme on le sait, il s'agit pourtant d'un ouvrage inachevé - puisque ce qui en est seul publié, ce sont les deux premières sections de la première partie, qui devait, comme d'ailleurs la seconde, en comprendre trois - qui s'en tient à l'analyse du Dasein, à laquelle Heidegger procède en vue de la question du rapport que l'être " en général " entretient avec le temps. C'est donc, dans un premier temps, sur les questions de la composition, de la genèse, de l'inachevement et de la postérité de l'ouvrage, puis dans un deuxième temps, sur la lecture qui a été faite, en particulier dans l'horizon de la psychopathologie, des motifs centraux de l'analyse existentiale, que portent, dans leur diversité de ton et de style, les contributions qui suivent.

    ISBN : 978-2-9523847-7-3
    Prix : 12 €