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Le beffroi de Lille

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                    Les anciens

En mil cent quatre vingt dix neuf, un manuscrit
Marqué du  sceau, représente  déjà la commune
Forte du   pouvoir des échevins, qui s’ inscrit
Dans la cité  aux  libertés opportunes.

Jeanne de Flandre confirma la charte lilloise.
Un premier beffroi  a du côtoyer la Halle
Offerte,  par le Comte Guy,  de manière courtoise,
Preuve,  s’il en faut,  d’indépendance communale.

Au quinzième siècle le beffroi est modifié
On le rehausse  ou plutôt on le remplace
Par deux autres superposés, tâche  confiée
A Jean Renart , maître  charpentier de la place.

 Ils sont réalisés tout en  structure de bois
Le premier,  conique,   porte l’horloge en bossage
Un dragon doré,  bien  haut sur le ciel d’Artois
Domine le  second  de ces  curieux étages.

Au seizième siècle,  on installe dans l’édifice
Un carillon qui rend le beffroi bien branlant.
Les étages supérieurs sont abattus d’office
Seuls les joueurs de flûtes fréquentent le toit restant.

Le ‘’ bancloque’’ ,  à Saint-Maurice,  trouve le soutien
Saint – Etienne  recevant  le carillon de droit.
Mais cette église  , succombe au canon  autrichien.
Le haut clocher de Saint-Maurice devient beffroi.

Des projets de nouveaux  beffrois  virent le jour
L’un d’eux pris corps à l’angle de la Bourse Nouvelle
Echauguettes, motifs végétaux  sont sur  la tour.
 Vingt cinq cloches,  aux quarts d’ heures,  chantent  ritournelle.

                         Le nouveau

Pendant la Grande Guerre et sa malédiction
Un incendie ruine l’ancienne maison communale
Ce désastre  conduit, en 1929,  à la construction
D’un ensemble avec  tour de beffroi colossale.

Le béton armé  fait  sa robuste ossature
Garnie de briques et parement superficiel.
Plus de cent quatre mètres de hauteur,  mesure
Ce beau symbole de la liberté sur le ciel.

 Les géants fondateurs de la grande cité,
Lydéric et Phinaert   ont pour tâche,
Avec leurs attributs,  le faucon et la hache.
D’accueillir  le  touriste,  reçu en  invité

 Tout en haut du lanternon  le chemin de ronde
Permet d’admirer Lille  dans son immensité
Et la nuit la lumière du grand phare inonde
Les cieux de Flandres  brillants d’ intensité.

En 2005, vingt trois beffrois du Nord de la France
Sont choisis par l ’ UNESCO et cette décision
 Restera la plus légitime reconnaissance
Car ils caractérisent  si bien cette région.

Ces tours géantes * pour la gloire du passé
 Au pays flamand et dans  la  région du Nord
Comme  gardiens emblématiques sont classés
Au patrimoine mondial qui les honore.

                         

                          Poème et photos  de Bernard Arnold  Michel  Geisen
                                                                          Le 12 Février 2009 
                                Miniatures de Alain Viseur.  Tous droits reservés                 112 et 113