Programme des prochaines conférences
Jeudi 19 janvier 2012
Saint-Germain-des-Prés, an Mil
par Alain ERLANDE-BRANDENBURG
archiviste paléographe, ancien directeur des Archives de France et des musées des Thermes et de l'hôtel de Cluny et de la Renaissance
et
Bénédicte ERLANDE-BRANDENBURG
historienne et archéologue, chargée de cours à l'Ecole du Louvre
auteurs d'un ouvrage richement illustré paru fin novembre 2011 aux Editions Picard
L'église de Saint-Germain-des-Prés, dans laquelle subsistent les chapiteaux commandés par l'abbé Morard (990-1014), offre un témoignage unique de la production artistique de l'an mil. Au tournant du millénaire, cet abbé novateur transforme l'édifice établi sur un monceau hors de la ville. Le riche monastère se dote d'une nouvelle église, seul vestige de l'architecture de cette époque à Paris. Les chapiteaux, admirablement décorés au XIXe siècle, puisent dans la tradition tardo-antique: scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament, bêtes monstrueuses et feuillages jaillissants, énigmatiques personnages et affirmations théologiques ambitieuses se côtoient.
Jeudi 16 février 2012
Alexandre Dumas, le VIe arrondissement et le XVIIe siècle
par Emmanuel SCHWARTZ
conservateur en chef du patrimoine à l'Ecole nationale des Beaux-Arts
Le cycle des Mousquetaires et le moins connu Sphinx rouge, romans parisiens, font revivre un XVIIe siècle ordonné autour du Bourg Saint-Germain. A travers les aventures de ses bretteurs, se rappelant sa propre conquête de Paris, Alexandre Dumas rend hommage aux mémorialistes qui tenaient, dans leurs demeures discrètes, entre le Luxembourg, les Grands-Augustins et les Carmes, la chronique des intrigues politiques et scandaleuses.
Mercredi 14 mars 2012
Une famille d'architectes parisiens au XVIIIe siècle, les Varin
par Philippe BECHU
chargé d'études documentaires aux Archives nationales
A côté des grands projets d'urbanisme des Lumières, conduits par des architectes célèbres, également auteurs de demeures prestigieuses, travaille un grand nombre d'entrepreneurs et d'architectes de moindre renom à qui Paris doit néanmoins une part de sa physionomie actuelle. Les Varin sont de ce nombre. Deux membres de cette famille, Pierre Jean (1698-1743) et son petit-neveu Bénigne Joseph, illustrent par leurs projets et leurs réalisations deux moments de l'architecture française. Si leur oeuvre reste modeste, sa qualité, dont témoigne la belle façade de la maison du premier, rue de Seine, et son caractère novateur, caractéristique du second, méritent de retenir l'attention. Au-delà de l'aspect strictement professionnel, l'étude de ces vies vient nous rappeler que, sous l'Ancien Régime, l'homme seul n'existait pas. Elle nous montre l'importance des réseaux familiaux, la place des relations tout comme les solidarités unissant les membres de cette "bourgeoisie à talents" en quête de reconnaissance et soucieuse de promotion sociale.
Modalités d'accès
Les conférences se tiennent dans la salle des mariages de la Mairie du VIe.
Elles commencent à 18 h (nouvel horaire à compter de janvier 2011) et durent environ une heure.
L'entrée est libre.
Il n'y a pas d'inscription préalable.
Le texte des conférences d'une année est dans la plupart des cas publié dans le bulletin annuel de la Société Historique du VIe, qui paraît dans le courant de l'année suivante.