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![]() René Daniëls Lentebloesem Par un travail original à la fois poétique et mystérieux, humoristique et critique, René Daniëls s'instituera en l'espace de dix ans un des plus grands peintres des Pays-Bas. A la fin des années 1970, à l'heure des nouveaux médias et de la résurgence du figuratif, dans un contexte post-moderne où les considérations économiques régissent le monde de l'art, il prend le contre-pied. Admirateur de l'indépendance artistique de Marcel Duchamp, Francis Picabia il accuse l'égocentrisme des critiques d'art. Daniëls s'inscrit dans la tradition franco-belge où le langage, l'image et le sens s'articulent dans une perspective artistique et construit son uvre autour de l'ambiguïté. Le dessin est esquissé : il lui permet de visualiser ses idées sans les développer, offre des formes libres d'évoluer et favorise l'équivoque. L'usage de l'aquarelle conserve chez lui « la transparence de la peinture ». Des objets (tourne-disques, livre) s'insèrent entre des structures rythmées de barres ou formes ovales, des motifs apparaissent par période comme les salles d'exposition (limitées, en trou de serrure, sur nuds papillons) interrogeant le statut de l'uvre d'art (1984-86), la série Lentebloesem (1986-87) [1], telle une rétrospective personnelle, qui accroche des noms de lieux, d'artistes, de ses propres uvres ou des réflexions aux branches d'arbres de forme généalogique. [1] dernière uvre de René Daniël réalisée avant une commotion cérébrale qui mit fin à dix années de carrière. [1] dernière uvre de René Daniël réalisée avant une commotion cérébrale qui mit fin à dix années de carrière.
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