La naissance de l'artiste
Jean François naît à Tunis en 1954. Ses origines sont siciliennes coté paternel mais également espagnoles par sa grand-mère. Il vécut sa petite enfance d’abord à Tunis puis en Corse près de Sartène où sa mère est née et à Séte. Jean François est donc un pur méditerranéen.Très tôt le jeune garçon s’intéresse au dessin et à la peinture. A huit ans, sa mère lui offresa première boite de gouache en tube. A l’age de 13 ans il s’initie à la peinture et fait ses premières copies des Maîtres hollandais du 17e siècle, à l’huile de lin et à l’essence detérébenthine. Un jour au lycée Pasteur de Montargis, en classe d’art plastique, il eut l’idée d’ajouter du cirage blanc à chaussure dans sa gouache, pour copier à partir d’un calendrier des postes un tableau de Claude Monet intitulé « le train dans la neige ». Il devait trouver un moyen de faire de beaux empâtements pour traduire la neige sur son papier. En rendant sa peinture au professeur Monsieur Marty, celui-ci très surpris lui dit : « votre peinture a uneodeur qui m’est familière ; qu’avez-vous mis dedans, je n’ai pas trouvé ? ».
En 1971, Jean-François Schembari quitte Montargis pour Clermont-Ferrand et intègre une classe d’électronique au Lycée Amédée Gasquet. Le goût pour les arts plastiques ne l’a pas quitté puisqu’il obtient l’année suivante le premier prix de design pour un boîtierd’alimentation stabilisée…En 1973 il est reçu au baccalauréat d’électronique et se prépare à partir pour Brive afinde passer un BTS suite à son échec au concours des beaux arts à Clermont-Ferrand. Le jury d’entrée à qui il avait présenté des copies à l’huile de son enfance lui jeta ces mots sévères : « Ici on forme des artistes pas des restaurateurs à tableaux ».La décision ne découragea pas le jeune Schembari. En 1975, pendant son service militaire à Tübingen en Allemagne, il devient décorateur et réalise des peintures murales sur le thème de St Gabriel, patron des transmetteurs. Il fait aussi des copies de tableaux de Magritte sur une 2CV etc…et à l’issue de son service militaire il se représente aux Beaux Arts de Clermont-Ferrand et finit par y entrer.
Les premiers mois aux Beaux Arts sont riches de belles rencontres. Sa professeur d’anatomie, Mme Courtine, lui dit un jour : « J’ai une confidence à vous faire : je n’ai jamais compris pour quelles raisons on vous a refusé la première fois au concours d’entrée, vous avez un très bon dossier avec vos copies ». Mais sa rencontre la plus déterminante pour le reste de sa vied’artiste fut celle avec son Maître Alain Brayer, professeur de peinture et gravure entre 1959et 1989 à Clermont-Ferrand.
L’année 1980 marque cependant un tournant dans la formation artistique de Jean-François Schembari. Alors qu’il doit passer son Diplôme National des Beaux Arts (D.N.B.A.),une réforme conduit les établissements à délivrer un autre diplôme : le Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique (D.N.S.E.P.). Pendant quelques temps, le directeur de l’école M. Hélias et les nouveaux professeurs plasticiens nommés refusent le passage du nouveau diplôme à Jean-François et quelques autres élèves, mais l’obstination du jeune Schembari qui est le seul étudiant salarié travaillant dans une entreprise, finit par payer. A l’école des Beaux Arts, comme on continue de l’appeler, il pratique la photographie en noir et blanc et travaille seul sur le monde de l’invisible car il ne trouve pas dans l’établissement une formation du peintre. L’art photographique devient dit-il « son point de fuite ». En 1983,grâce au professeur et peintre Jacques Brivot qui prit sa défense, Jean-François Schembari est autorisé à passer son diplôme mais il n’y eut aucun dialogue avec le Jury qui ne comprenait rien à la photographie, ni à la peinture d’ailleurs !La reconnaissance de son travail ne vint pas de son école mais de l’extérieur, un an plus tard en 1984, lorsqu’il présenta son travail au concours international sur la recherche photographique de Royan. Il y obtint la mention spéciale du Jury. L’affront reçu un an auparavant était en partie effacé.Il a fallu attendre 4 années depuis la réalisation de ce travail pour avoir un encouragement.
vente enchère clermont-fd le 27 juin2011
lot 181
1 tableau 4F nu féminin huile sur toile vers 1991 mis aux enchères par un particuliers dans la catégorie objets d'art 20 ème siécle, le 27 juin 2011.
renseignements sur site:
www.interencheres.com/ventes_clermont-ferrand
chez Maîtres Vassy et Jalenques.
Résultat de la vente 224 euros (frais compris)
voir ce tableau 4F page de gauche dans menu tableaux à vendre .Un peu plus que le prix de vente de 1991.
Autres ventes à Montluçon chez Maître Sylvie DAGOTen 2008.
Recherche sur LYON si possible
une galerie pour exposer mes miniatures thème à définir. "Mes matières picturales"
Schembari Jean François Incrit à la Maison des Artistes 11 rue Berryer-75008 Paris
Numéro d'ordre S102936




