Histoire du nom des rues

FONTAINE SUR SOMME

 

 

La place de la mairie s’appelle depuis la place Jeanne de Fontaine à laquelle Fontaine doit sa charte communale accordée aux habitants du village en 1282,

 

1 : Grande Rue : elle part dans les marais à côté de la rue Verte, on n’en trouve pas trace en 1851, alors que Fontaine et pont Rémy étaient reliés.

2 : rue Verte : elle mène à Pont Rémy par les marais ; lors de l’établissement des noms, il y aurait eu, au cadastre, inversion des noms par erreur entre le nom de cette rue et la précédente, elle possédait 149 habitants en 1851,

3 : rue de la Chasse,

4 : rue Anchy : 35 âmes y vivaient en 1851,

5 : rue du Pont aux Vaches : avant l’apparition de la voie ferrée, il dut y avoir sur cette rue un pont qui permettait aux vaches de traverser pour se rendre dans le marais de Pont-Rémy,

6 : rue Saint Martin : cette rue comportait 78 habitants en 1851 dont beaucoup d’artisans (cordonnier, couturière…),

7 : rue de la Croix Simon : c’est l’ancienne rue Pierre Leclerc, elle prend naissance en face de la croix de la cavée Jean Péron, elle possédait 25 habitants

en 1851,

8 : rue de Haut : elle fait partie de la D3, ancien CD218, elle a été délimitée, il y a environ 3 ans par des panneaux. Auparavant, chaque habitation avait un nom de rue, on y trouvait route d’Amiens, route d’Abbeville, etc…, elle traverse le village en reliant Longpré à Liercourt,

9 : rue du Caporal Chef Guy Dulin (1918-1940) : soldat de Fontaine, tué à la dernière guerre ; la rue mène à la salle polyvalente et au cimetière,

10 : rue de la Carrière : ancienne partie du CD 218,

11 : rue Sotte : anciennement appelée la rulette, elle tourne sans utilité, 11 habitants en 1851, plus un seul aujourd’hui,

12 : rue de Sorel, en fait une partie de la rue actuelle du Général Leclerc, sur l’annuaire France Télécom, l’adresse est toujours rue de Sorel,

13 : rue de la Motte : dans le bulletin du SI de Fontaine de mars 1994 n°110, on peut lire : ‘on appelait motte aux temps féodaux, le monticule où se dressait le château seigneurial. Étant donné la situation probable du château d’Aléaume et de la léproserie de Laurette, cette explication n’a rien d’invraisemblable. … Ce chemin, creusé de main d’homme, est en fait l’ancien itinéraire de Fontaine à Sorel, avant que ne soit établie, au fond de la vallée, la route actuelle, objet de maintes discussions’. On l’empruntait pour acheminer les chargements de tourbe alimentant Hallencourt, mais sa pente trop raide la fit abandonner au profit de la route de Sorel.

14 : rue de Vieulaines : ancienne partie du CD 218,

15 : rue sur l’Eau : elle mène à Long par les marais, elle est plus haute que le niveau des étangs,

16 : rue du 8 Mai,

17 : rue Clabaut : il existait un vieux moulin à eau dont le dispositif à dents qui permet d’accoupler deux pièces mécaniques était dit à crabot ou clabot.

Elle était la plus peuplée de Fontaine en 1851 avec 260 habitants,

18 : cavée d’Airaines : c’était le chemin empruntait pour se rendre autrefois à Airaines, car c’était le plus court chemin,

19 : cavée Jean Péron : elle monte dans les champs vers Liercourt et Sorel,

20 : chemin Neuf : il a été construit en 1910, pour compléter la cavée d’Airaines mal commode pour les engins agricoles ; avant d’être agrandi, il s’appelait chemin du Bois du Ladre, car il menait à ce bois,

21 : voyeul Jean Mamelot, 22 : voyeul des Trois Fétus,

23 : voyeul Jacques Tin, 24 : Grand voyeul,

25 : voyeul du Marais, 26 : voyeul Jacques Pierru,

27 : voyeul de Cormont : il mène aux terrains de l’aire de Cormont,

28 : avenue du Général Leclerc : elle regroupe l’ancienne rue de la Gare et la route de Sorel

Dans le livre Histoire de Fontaine, on cite le chemin des Lardres qui part du cimetière, passe derrière le presbytère, longe les jardins et les maisons et conduisait à la maladrerie, tout en servant de promenoir aux malades.

Énigme : le recensement de 1851 note une rue du Cornet aujourd’hui disparue, où était-elle ?

En 1906, on note également voyeul de Folemprise, la ruellette, voyeul Geget, rue du Closel, rue du voyeul Bayot, voyeul du Hocquet, Haute rue, rue Baillot, voyeul Boiteux, rue du Marquelet,chemin du Lévrier, chemin Anglais, sentier des Morts, voyeul Papin.

 

Vieulaines

 

1 : rue de Fontaine : ancien CD 218, elle relie Fontaine à Longpré.

Les habitants de cette rue sont encore dans l’annuaire de France Télécom sous le nom de rue ou route d’Abbeville,

2 : rue du Bas : elle fait le tour de la propriété du château par le bas, elle est coupée par deux fois par la ligne SNCF,

3 : rue Jacques Pierru : cette impasse honore une famille de propriétaires de Fontaine, Jacques Pierru était charpentier couvreur en 1835,

4 : rue du Marais : elle mène au marais communal.

 

Historique sur l'église de Fontaine

Eglise Saint-Riquier de Fontaine-sur-Somme

L’église de Fontaine a été édifiée à la fin du XVème siècle et au début du XVIème siècle (règnes de Charles VIII et de Louis XII).  L’architecture est de style gothique classique, à l’exception du portail qui est de style gothique flamboyant. Le clocher de l’église est plus récent et a été construit suivant des modèles similaires aux églises environnantes (Cocquerel, Long, …). L’église est dédiée à Saint-Riquier.

L’église a été classée aux inventaires, puis classée aux Monuments Historiques par arrêté du 15 juillet 1941. Le portail était déjà classé précédemment par arrêté du 21 mars 1910.

L’intérieur de l’église est composé de 3 nefs : une nef centrale et deux nefs latérales. Celle de gauche est la Chapelle de la Vierge dont les pendentifs sont d’origine, sauf un reconstitué après la guerre (ils sont tous en pierre de Richemont), et celle de droite est la Chapelle de Saint Joseph.

La Chapelle de la Vierge est composée de 3 travées :

-         La première travée représente le procès de Paradis. Dieu au centre, avec derrière Adam et Eve. Devant lui, la Paix et la Justice. A sa droite, la Miséricorde et à sa gauche la Vérité, avec les Patriarches.

-         La seconde travée : Au centre, Jérémie et l’Ange Gabriel. Devant la Justice, face à Jérémie, se trouve Isaïe. Devant Gabriel se trouve David. Entre les trois groupes, deux écus représentent les armes de France et celles de la famille d’Egmont.

-         La troisième travée : Au centre, la Visitation et le Fuite en Egypte. Derrière David, face à la Visitation se trouve la Vierge Marie. deux écus représentent un lac d’Amour et le monogramme de l’architecte (daté de 1561).

Au cours de la seconde guerre mondiale, l’église a été incendiée au phosphore. A la déclaration de la guerre, les vitraux avaient été enlevés et entreposés à Champs-sur-Marne (région Parisienne). Les vitraux ont été remis il y a une vingtaine d’année. Ils ont été restaurés (des éléments modernes y ont été incorporés).

La restauration de l’église a duré de longues années. Les pendentifs de la Nef centrale ont été refaits sur les mêmes modèles que les éléments initiaux. Le sol d’origine en ardoise (schiste) a été remplacé par un dallage en marbre. La voute a été refaite en chêne (principe du bateau renversé). Les cloches sont tombées suite à l’incendie. Des habitants les ont enterrées durant la guerre pour éviter le pillage. Une seule cloche fut rescapée de l’ancien carillon (Marie Antoinette). Une contribution fut lancée auprès des habitants de la Commune afin de constituer un nouveau carillon. L’ancien carillon était composé de Charlotte Elisabeth (mi bémol de 900 kg), Isidore Sophie (fa de 692 Kg), Jeanne Catherine (sol de 498 Kg), Marie Antoinette (la de 420 Kg) et Jeanne Henriette ou Dindin (ré de 60 Kg). Le nouveau carillon est composé de Elisabeth (fa de 800 Kg), Jeanne Armelle Berthe (sol de 530 Kg), Marie Antoinette (seule rescapée de l’ancien carillon : la de 420 Kg), Claudette Florence (si bémol de 335 Kg), Michèle Adrienne (do de 250 Kg) et Agnès Françoise (si bémol de 45 Kg). Il manque une cloche pour avoir l’octave complète.

Le portail, de style Flamboyant est composé au centre de Saint-Riquier (habillé en évêque, avec mitre et crosse). A gauche, se trouve Saint Adrien et à droite se trouve Saint Pierre. Au dessus d’eux se situent deux médaillons : le porc-épic (Louis XII) et la salamandre (François 1er).

A noter au niveau de l’intérieur, une chasse (grand reliquaire en forme d’église) positionnée dans la Chapelle de la Vierge contenant une relique (os) de Saint-Riquier.