NOTRE DAME DE LA PURIFICATION

 

L’église de Bracquemont  date pour une partie au XIIème siècle, car lorsque l’on fit refaire le berceau en 1829, on trouva en haut de la muraille qui sépare les deux nefs une pierre incrustée avec la date de 1100.  Cette pierre fut maçonnée dans l’escalier du cimetière qui conduit au chemin de Puys.

Les murs intérieurs sont en marne taillée en carré, comme beaucoup d’anciennes constructions ; les murs extérieurs du chœur sont en cailloux artistement travaillés

 

 

On s’est souvent demandé pourquoi notre église n’était pas droite et construite en angle très prononcé. La réponse est bien simple, c’est qu’elle a été bâtie en plusieurs fois.

             

              A la fin du XVIe Siècle, lorsque les chanoines de Rouen, seigneurs spirituels et temporels de Bracquemont, eurent résolu d’agrandir l’église. Ils furent obligés, pour l’écarter du précipice qui la menaçait vers le midi , de l’incliner légèrement vers le Nord, se réservant de faire la nef quant il serait possible de la refaire.

 

 

Comme toutes les églises situées à peu de distance de la mer celle-ci ,n’a aucune fenêtre du coté nord ; c’est ainsi qu’on se garantissait contre les vents, les plus froids, c’est pour cela encore qu’on ne laissait la lumière pénétrer que par les baies étroites.

 

RESTAURATION DU CLOCHER

 

En 2007, l’église a fait l’objet de travaux destinés à remettre à neuf la toiture ainsi que le mur en cailloux du clocher.

              Le coq de l’église a bénéficié lui aussi d’un remise en état, si bien que les travaux terminés, il a été béni avant d’être réinstallé au sommet du clocher d’où il domine toute la commune.

 

En Aout 2007, c’est le père Christian-Gérard SAGNA qui a procédé à cette bénédiction. Une fois achevée, les ouvriers de l’entreprise Delamotte-Rameau des Grandes-Ventes, chargés de refaire la toiture, ont escaladé les trente-trois mètres d’échafaudage, suivis en soi par Michel MAISONNEUVE, Maire de la Commune, pour aller remettre le coq à sa place originelle.

 

Heureux d’avoir relevé ce défi, Michel MAISONNEUVE a pu constater à quel point la région  était belle vue d’en haut. Quant au coq, il va pouvoir se délecter chaque jour de ce magnifique point de vue.

 

LE CHATEAU

 

 Ruines du château fort, où naquirent Guillaume 1er Sire de Bracquemont, seigneur de Sedan et de Florenville en Ardennes, chevalier, conseiller et chambellan du Duc d’Orléans Mais également Robert de Bracquemont, le plus célèbre de tout le famille, Amiral de France et d’Espagne.

 

Le Château de Bracquemont fut détruit lors d’un terrible incendie pendant la Guerre de Cents Ans.

 

JEANNE D'ARC

 

Charles VII avait succédé à Charles VI, mais il n’était que le roi de Bourges, tout le reste du royaume était aux mains de l’étranger. Alors le Dieu eut pitié de notre patrie, il fit entendre sa voix à une pauvre bergère de Domrémy, en Lorraine, l’envoya à l’armée à travers mille difficultés, pour lui rendre le courage. Jeanne d’Arc vint réveiller les espérances nationales au récit de sa mission et de ses exploits, l’âme de nos paysans s’exaltait, on priait pour la Pucelle d’Orléans, on la suivait de loin. Que de fois leur cœur dut tressaillir en apprenant la nouvelle de ses victoires, mais aussi que de larmes et de douleurs au bruit de sa captivité à Compiègne, surtout lorsqu'ils virent passer à travers les rues de notre village de BRACQUEMONT, le triste convoi d’Anglais escortant la vierge guerrière pour la conduire d’EU à ROUEN.

 

Le 4 mai 2007, une plaque commémorant cet événement a été dévoilée par le Maire et son Conseil Municipal en présence de la descendante de Jeanne D’arc.