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Communiqué Solis - 6 avril 2016

Al Jazeera ne fait plus recette auprès des Maghrébins de France

Communiqué Solis - 17 février 2015

La grande distribution répond mieux aux attentes des consommateurs musulmans

Communiqué Solis - 27 janvier 2015

Les offres low-cost des opérateurs de téléphonie séduisent les clients originaires du Maghreb et d'Afrique subsaharienne

Communiqué Solis - 21 janvier 2013

Free Mobile et les opérateurs «communautaires» séduisent les clients originaires du Maghreb et d'Afrique subsaharienne

Communiqué Solis - 12 juillet 2012

Près de 350 millions d'euros seront dépensés par les ménages musulmans pendant le mois de Ramadan.

Communiqué Solis - 16 janvier 2012

L’année 2011 a marqué un tournant dans la structuration du marché des produits halal et le comportement des consommateurs

Horizons médias 2012

Audience médias originaires du Maghreb

LSA - 15 juillet 2011

La demande communautaire : une opportunité à saisir

Communiqué Solis - 3 mai 2011

Une majorité des acheteurs de produits halal se déclare favorable à un organisme de certification unique

Communiqué Solis - 10 décembre 2010

Les marques nationales et les grandes surfaces péri-urbaines consolident leurs positions sur le marché du halal

Le Nouvel Economiste - 25 mars 2010

Symbole d'intégration

La grande consommation consacre le marché du halal 

Horizons Shoppers 2010

French consumers of Halal products in 2010.pdf

Jeune Afrique - 8 février 2010

Maghrébins, unissons-nous!

LSA - 21 janvier 2010

Le "halal food" portée par les jeunes musulmans

Communiqué Solis - 21 janvier 2010

Le marché du halal réalisera un chiffre d'affaires de 5.5 Milliards d'euros selon les estimations de l'institut Solis

Communiqué Solis - 6 janvier 2010

Le coeur de la communauté d'origine maghrébine vivant en France vibrera pour l'équipe Algérienne lors des coupes d'Afrique et du Monde 2010

French consumers of Halal products 2009

Findings, issues, marketing opportunities

Liberté - 15 juillet 2009

Ce que consomment nos émigrés en France

Communiqué Solis - 17 juin 2009

Solis décrypte les comportements de consommation et les fréquentations médias des populations issues de la Diversité

Communiqué Solis - 12 février 2009

Près de 9% de la population vivant dans l'Hexagone est originaire d'Afrique sub-saharienne, du Maghreb, de Turquie et des DOM

News

AL JAZEERA NE FAIT PLUS RECETTE AUPRES DES MAGHREBINS DE FRANCE

 

 

 

SOLIS, cabinet spécialisé dans les études marketing, publie les résultats de sa dernière enquête Horizons Médias 2016 sur l’audience des médias maghrébins et arabes en France. Cette enquête a été conduite auprès d’un échantillon de 1043 personnes originaires du Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie) vivant en France (cf. fiche technique au bas de la page 2), interrogées notamment sur les thèmes suivants : 

  • Réception à domicile des chaînes maghrébines ou arabes (modalités de réception, fournisseurs d’accès Internet, abonnement payant…) ;
  • Comportement d’audience des 24 principales chaînes du Maghreb et du  Moyen-Orient reçues en France ;
  • Moments d’écoute et genres de programmes regardés ;
  • Focus sur l’audience pendant la période du Ramadan.

 

Les principaux résultats 

 

1-Le taux d’audience des chaînes maghrébines et arabes est stable depuis 2011

Entre 2011 et 2016, le nombre de foyers recevant à domicile des chaînes maghrébines et arabes est passé de 80% à 88%, sous l’effet de la généralisation de l’équipement ADSL et des offres triple play (téléphone/Internet/TV).

Néanmoins, dans le même laps de temps, l’audience de ces chaînes est restée stable à 72% bien qu’une partie des foyers est abandonnée le mode de réception par une parabole en faveur de l’ADSL.

 

Evolution indicateurs de réception et pénétration des chaînes maghrébines et arabes

Variation 2016 vs 2011

  • Réception des chaînes maghrébines et arabes 88% (+8 pts)
  • Réception par ADSL 86% (+19 pts)
  • Audience 7 derniers jours 72% (= )

 

2-La chaîne d’informations Al Jazeera est détrônée par Canal Algérie et la chaîne marocaine 2M

Après une décennie de leadership sur l’audience des Maghrébins de France, la chaîne Al Jazeera recule auprès de ce public et n’occupe plus que le 3ème rang derrière Canal Algérie et la chaîne marocaine 2M. La baisse entamée depuis 2011 fait suite aux révolutions arabes largement relayées par la chaîne Qatari et aux déceptions qui s’en sont suivies. Il convient également de mettre en parallèle la diffusion de France 24 en langue arabe depuis 2009, sur l’ADSL Orange et Free qui est venue concurrencer frontalement Al Jazeera sur le créneau de l’information internationale en continu.

Evolution audience 7 derniers jours Al Jazeera / 2007-2016 / région Île-de-France

  • 2007 = 47%
  • 2009 = 45%
  • 2011 = 39%
  • 2016 = 27%

 

3-Le mois de Ramadan booste l’audience des chaînes maghrébines et arabes

A l’instar de la période des fêtes de fin d’année durant laquelle les chaînes de télévision nationales redoublent d’efforts de programmation avec des émissions de divertissement aux affiches attractives ou des films à succès au box-office, les chaînes maghrébines et arabes adaptent également leurs programmes pendant le Ramadan pour capter davantage d’audience et accroitre leurs recettes publicitaires.

L’enquête montre que 50% des interviewés déclarent regarder davantage les chaînes de télévision maghrébines ou arabes pendant le Ramadan. Les tranches horaires de fin de journée et de soirée atteignent des pics importants, avec jusqu’à 80% de l’auditoire présent en prime-time.

 

Les résultats de cette enquête en multi-souscription s'adressent à tous les professionnels des études et du marketing pour qui ces populations relèvent un intérêt en termes de prospective et de stratégie de développement (chaînes, régies, opérateurs Internet, agences médias...).

Contact : Abbas BENDALI  01 55 37 96 00 /06 22 07 77 05 / a.bendali@solisfrance.com

 

Fiche technique de l’étude SOLIS

1058 individus âgés de 18 à 64 ans, résidants dans les 3 régions françaises qui concentrent la plus grande partie de la population originaire du Maghreb : Île de France, Rhône-Alpes et PACA.

Les interviews se sont déroulées en face à face entre le 3 et le 21 novembre 2014.

L’échantillon a été recruté sur des quotas de sexe, d’âge, du pays d’origine des individus ou des parents pour les personnes nées en France métropolitaine.

Les résultats ont été redressés sur la base des estimations exclusives établies par Solis et extrapolés pour l’ensemble des 3 régions françaises.

 

 

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LA GRANDE DISTRIBUTION REPOND MIEUX AUX ATTENTES DES CONSOMMATEURS MUSULMANS

 

 

 

SOLIS, cabinet spécialisé dans les études marketing, publie les résultats de sa dernière enquête Horizons Shoppers 2015 sur le marché du halal et des produits orientaux. Cette enquête a été conduite auprès des populations originaires du Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie) vivant en France (cf. fiche technique au bas de la page 2) sur les thèmes suivants :

  • Le comportement d’achat des consommateurs de produits halal et orientaux (viande surgelée, charcuterie, plats cuisinés, couscous, lait fermenté…);
  • La notoriété et l’image des marques actives sur le marché ;
  • La perception et la satisfaction des acheteurs concernant l’organisation du rayon halal dans les grandes surfaces ;
  • Focus sur la période du Ramadan ;
  • La notoriété et la confiance dans les organismes de certification.

 

Les principaux résultats 

 

1-La pénétration des produits halal élaborés progresse

Le marché des produits élaborés a poursuivi son développement en recrutant de nouveaux acheteurs, impulsé par l’extension de la diffusion des offres dans l’ensemble des réseaux de distribution, qu’il s’agisse des grandes ou moyennes surfaces ou du commerce traditionnel.

L’ensemble des catégories de produits progresse hormis celles des plats cuisinés qui enregistre un recul, à l’instar du marché conventionnel, impactée entre autres par le scandale du « horsegate ».

Evolution pénétration des principales catégories de produits halal élaborés

Base = acheteurs de produits halal 18-64 ans

Variation 2014 vs 2011

  • Charcuterie 86% (+6 pts)
  • Bouillons en cube 43% (+11 pts)
  • Sauce à base de tomate 29% (+6 pts)
  • Plats cuisinés 24% (-3 pts)
  • Soupes 22% (+7 pts)
  • Petits pots bébé 8% (+4 pts)

 

2-La gestion du merchandising des rayons halal est plus pertinente que par le passé mais les marges de progression sont encore importantes

Le poids des différents circuits d’écoulement des produits alimentaires halal et orientaux varie selon la catégorie de produits considérée. Le commerce traditionnel (boucheries musulmanes, supérettes orientales, marchés…) reste un débouché incontournable mais le réseau GMS (Grandes et Moyennes Surfaces) poursuit le développement de son offre halal, avec une stratégie merchandising volontariste.

L’étude montre que 59% des points de ventes optent pour un regroupement de l’offre de produits halal et orientaux dans un même rayon, ce taux progressant de 14 pts par rapport à 2011. En corollaire, le niveau de satisfaction de la localisation du rayon des produits halal et orientaux dans les grandes surfaces s’établit à 64%. Ce chiffre enregistre une progression de 6 points par rapport à 2011, cette gestion présentant à l’évidence plus de praticité dans le cheminement des courses pour le consommateur.

Hormis le soin donné à ce rayon, constaté avec satisfaction par 65% des sondés, ils sont encore une majorité à regretter la gamme restreinte de produits halal proposés (55%), le manque de choix dans les marques (54%) et l’insuffisance des offres promotionnelles (60%).


3-La période du ramadan s’inscrit comme un temps fort commercial

Le mois de jeûne musulman est marqué par une hausse conséquente des dépenses alimentaires des ménages. Outre une plus forte propension à la consommation des familles durant cette période (préparations culinaires plus élaborées, rupture du jeûne et prise des repas dans un cercle familial élargi, consommation plaisir…), la demande est entretenue par une offre plus abondante des points de ventes.

Pour capter les achats, les grandes surfaces mettent en place des opérations promotionnelles à travers des mises-en-avant et des prospectus spécifiques. Ainsi, ils sont 62% à avoir constaté que les magasins qu’ils ont fréquentés pendant le dernier ramadan proposaient des offres spéciales. De même, 52% déclarent avoir reçu dans leur boîte aux lettres un prospectus d'une grande surface avec des offres spécifiques lors du dernier mois de jeûne. Parmi eux 50% jugent que les offres présentées les ont incité à faire leurs achats dans ce magasin. Néanmoins, ce taux varie en fonction des enseignes fréquentées.

Les résultats de cette enquête en multi-souscription s'adressent à tous les professionnels des études et du marketing pour qui ces populations relèvent un intérêt en termes de prospective et de stratégie de développement (grande distribution, industriels du secteur des produits halal, médias...).

Contact : Abbas BENDALI  01 55 37 96 00 /06 22 07 77 05 / a.bendali@solisfrance.com

 

Fiche technique de l’étude SOLIS

1058 individus âgés de 18 à 64 ans, résidants dans les 3 régions françaises qui concentrent la plus grande partie de la population originaire du Maghreb : Île de France, Rhône-Alpes et PACA.

Les interviews se sont déroulées en face à face entre le 3 et le 21 novembre 2014.

L’échantillon a été recruté sur des quotas de sexe, d’âge, du pays d’origine des individus ou des parents pour les personnes nées en France métropolitaine.

Les résultats ont été redressés sur la base des estimations exclusives établies par Solis et extrapolés pour l’ensemble des 3 régions françaises.

 

 

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LES OFFRES LOW-COST DES OPERATEURS DE TELEPHONIE MOBILE SÉDUISENT LES CLIENTS ORIGINAIRES DU MAGHREB ET D’AFRIQUE SUBSAHARIENNE

 

Les 5 dernières années ont été marquées successivement par l’émergence sur le marché de la téléphonie mobile de nouveaux MVNO -Mobile Virtual Network Operator- dits « communautaires » (Ortel, Lebara et Lycamobile notamment) proposant des appels à bas coût vers l’international, le lancement de Free Mobile début 2012 et la généralisation d’offres low-cost émanant des 3 opérateurs historiques (Bouygues Télécom, Orange, SFR).

Les clients issus de l’immigration récente, originaires du Maghreb ou d’Afrique subsaharienne, avec un profil plus jeune et plus urbain que la moyenne nationale, comptent une forte proportion de « gros appelants » vers l’étranger et, de fait, sont plus sensibles aux opportunités tarifaires pour les appels à l’international.

Solis, cabinet spécialisé dans les études marketing, publie les résultats de sa dernière étude, Horizons Connect 2015, sur le marché de la téléphonie et de l’Internet. Cette enquête de cadrage a été conduite auprès des populations originaires du Maghreb et d’Afrique subsaharienne vivant en France .


Principaux résultats 

 

1-Un segment de population fortement équipé en téléphonie mobile et Internet

Avec plus de 97% (taux stable par rapport à 2012) de possesseurs d’une ligne de téléphone mobile et 91% (+5 pts depuis 2012) de connectés à Internet avec un haut débit à domicile, ce segment de population dispose d’un niveau d’équipement supérieur au reste de la population métropolitaine, corollaire de son  profil plus jeune et plus urbain.

 

2-Les offres low-cost sans engagement de Free et des opérateurs historiques ont conquis ce segment de clientèle

A date, les MVNO « communautaires » atteignent une pénétration de 16%, en repli de 2 points par rapport à 2012, avec une stratégie commerciale favorisant le multi-équipement (possession de lignes mobiles secondaires).

Les opérateurs historiques conservent toujours une position dominante avec près de 63% de pénétration sur le segment, toutes lignes confondues, grâce notamment aux succès de leurs offres low-cost (+106% entre 2012 et 2014) qui leur permet de maintenir leur leadership. L’ensemble « Free Mobile +autres MVNO non communautaires » enregistre également une forte progression auprès de ce segment de clientèle, passant de 28% de pénétration en 2012 à 39% en 2014.

 

3-L’abonnement sous forme de forfait est la norme pour la ligne mobile principale

Parmi les différentes formules pour alimenter la ligne téléphonique mobile principale, 89% (+12 pts) des clients ont opté pour un forfait, qu’il soit illimité ou non.

En revanche, la carte prépayée reste le moyen privilégié par 66% (-5 pts) des détenteurs d’une ligne secondaire, avec des recharges achetées pour l’essentiel dans le réseau commercial traditionnel (téléboutiques, taxiphones, marchands de tabacs-journaux, boucheries-épiceries orientales, commerces africains…).

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4-Les dépenses pour les appels vers l’étranger sont conséquentes mais en repli conséquent, avec des clients à l’affût des offres au meilleur prix

89% (taux stable par  rapport à 2012) des interviewés appellent à titre personnel vers l’étranger et parmi eux 65% (+4 pts)  déclarent le faire avec au moins une fréquence de 3 à 4 fois par mois.  Pour cette catégorie, les dépenses mensuelles en téléphonie mobile pour ces appels représentent un budget moyen de 18 euros, en baisse de  25% par rapport à 2012, du fait notamment de l’offre de certains opérateurs qui intègre des heures d’appels limitées ou illimitées vers les fixes de certains pays du Maghreb.

De fait, face à la multiplication des offres, leur médiatisation et un engagement moins contraignant que par le passé, 50% des clients se déclarent prêts à switcher vers un autre opérateur permettant d’appeler à bas coût vers l’étranger mais aussi en France.

 

Principales conclusions

Les 3 dernières années  ont été marquées par des investissements conséquents dans les grands médias de la part de l’ensemble des acteurs pour assurer le lancement de leurs nouvelles offres ou conforter la croissance de leurs marques.

Leur combinaison conduit aujourd’hui à une nouvelle donne avec :

  • Une redistribution des parts de marché entre les différents acteurs au détriment, en toute logique, des opérateurs historiques;
  • Des consommateurs qui restent enclins à switcher vers les opérateurs présentant les offres les plus attractives ;
  • Une nouvelle hiérarchie des moyens privilégiés par les appelants vers l’étranger (portable, box, solutions Internet type Skype/Viber, taxiphone-téléboutique, cartes à gratter…) ;
  • Une plus grande synergie entre téléphonie mobile et téléphonie fixe à travers des offres d'appels gratuits vers les fixes de certaines destinations, au Maghreb notamment.

Ce mouvement devrait se poursuivre en 2015 avec en arrière-plan :

  • Un potentiel de réception des appels à titre individuel en Afrique toujours plus important. Ce continent compte aujourd’hui plus de 650 millions d’abonnés à la téléphonie mobile (source Banque Mondiale et Banque Africaine de Développement) ;
  • Un contexte de crise économique qui devrait stimuler la bataille sur les prix ;
  • Une concurrence toujours vive entre opérateurs, avec des stratégies marketing plus affinées, pour des offres plus étendues en téléphonie fixe ou mobile.

 

Les résultats de cette enquête en multi-souscription s'adressent à tous les professionnels des études et du marketing du secteur des télécommunications pour qui ces populations relèvent un intérêt en termes de prospective et de stratégie de développement.

 

Contact : Abbas BENDALI  01 55 37 96 00 /06 22 07 77 05 / a.bendali@solisfrance.com

 

Fiche technique de l’étude Solis

1152 individus âgés de 18 ans &+ :

-548 originaires d’Afrique subsaharienne  résidant en Île de France

-604 originaires du Maghreb résidants en Île de France, PACA et Rhône-Alpes

Les interviews se sont déroulées en face à face entre le 5 et le 28 novembre 2014.

L’échantillon a été recruté sur des quotas de sexe, d’âge, de région INSEE et du pays d’origine des individus ou des parents pour les personnes nées en France métropolitaine.

Les résultats ont été redressés sur la base des estimations exclusives établies par Solis et extrapolés pour chaque univers géographique considéré.

 

 

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SONDAGE MUNICIPALES 2014

LES ÉLUS LOCAUX DE LA DIVERSITE : DES ÉLUS (PRESQUE) COMME LES AUTRES !

 

Les conseils municipaux, 1er échelon démocratique pour participer à la décision et à l’action publique, par leur proximité au terrain et le potentiel important d’élus constituent une base d’observation pertinente de l’intégration de tous les segments de la population dans la vie politique, tout particulièrement celui originaire de l’immigration extra-européenne.

Les élections municipales de 2008 avaient vu l’émergence d’élus issus de la diversité multiculturelle et leur contribution, de fait, au « métissage » des scènes politiques locales.

Leur nombre avait doublé entre 2001 et 2008 (source étude Haut Conseil à l’Intégration 2008), même si en proportion, ce chiffre est encore bas pour des raisons qui tiennent, entre autres, au décalage entre les profils sociodémographiques de ce segment de la population et celui des élus composant les conseils municipaux (différences profils âge, activité et CSP principalement…).

L’élaboration des listes, travail déjà largement entamé par les majorités sortantes et les oppositions locales, constitue un exercice difficile pour tenir compte de la structure de la population (sensibilité politique, sexe, âge, quartier, catégorie sociale…) avec un paramètre additionnel lié à la dimension multiculturelle qui va compter plus que par le passé.

Solis, cabinet spécialisé dans les études marketing et d’opinion, publie les résultats d’un sondage inédit (cf. fiche technique au bas de la page 3), réalisé auprès des élus franciliens issus de l’immigration extra-européenne (Asie, Afrique subsaharienne, Maghreb) et des DOM.

A travers cette enquête, 5 axes ont été explorés :

  • Profil des élus (âge, activité, conseiller municipal sans délégation / avec délégation, adjoint / rang, domaine d’intervention, engagement politique / associatif, raisons de son engagement…);
    • Perception de la représentation de la diversité sur la scène politique (au  niveau du gouvernement, au  niveau de sa commune, sa propre représentation) ; 
    • Opinion sur des sujets politiques d’actualité (cumul des mandats, vote des étrangers, montée du racisme, primaires socialistes à Marseille…) ;
    • Bilan de la mandature (degré de préparation pour accomplir son mandat, suggestions pour accompagner les nouveaux élus, intérêt pour le domaine dont il a eu la charge, perception de l’utilité de son engagement, opinion sur l’implication politique des jeunes des quartiers populaires, axes de travail prioritaires sur leurs communes pour la prochaine mandature…) ;
    • Perspectives politiques personnelles (intérêt pour un nouveau mandat, volonté de s’engager davantage sur la scène politique locale / régionale / nationale).

 

Principaux résultats 

Œ 

1-Un profil dominé par les quadras, actifs, pour la plupart diplômés de l’enseignement supérieur et appartenant à la 2ème génération

Né en France ou arrivé très jeune, âgé en moyenne de 45 ans, une dominante masculine (58%), titulaire d’un diplôme du 2ème ou 3ème cycle du supérieur, cadre, fonctionnaire ou chef d’entreprise, l’élu local type tranche généralement avec le profil de ses parents, ouvriers ou employés le plus souvent.

2-Des élus investis dans leur fonction élective, actifs dans le domaine associatif et pour certains engagés dans un parti politique plutôt de gauche

Bien que pour la plupart d’entre eux, il s’agit de leur premier mandat électif, ils sont plus de 37% à exercer des responsabilités au sein de leur conseil municipal, en tant qu’adjoint au maire ou conseiller délégué. En ce qui concerne le domaine dont ils ont la charge, 89% déclarent qu’il correspond à leurs compétences ou à leurs centres d’intérêt.

Passerelles ou tremplins sans doute à leur engagement politique local, une  proportion importante d’entre eux sont membre actifs d’au moins une association (72%) œuvrant dans des domaines variés (solidarité, arts et culture, sport ou éducation) mais également sympathisants ou membres d’un parti politique pour 74% d’entre eux.

Leur engagement politique local est motivé, en premier lieu, pour :

  • 34% d’entre eux, participer à l’essor de leur ville ;
  • 25%, faire avancer des idées politiques ;
  • 25%, faire entendre les besoins des habitants de leur ville.

En revanche, ils sont une minorité à citer, en tête de leurs motivations : leur volonté de faire entendre les besoins d’une génération (6%), d’un quartier (5%) ou de la communauté issue de l’immigration (4%).


3-Des « élus comme les autres » loin des clichés communautaristes

59% se définissent comme des « élus comme les autres » et 33% se déclarent comme des « élus différents des autres », se qualifiant même à ce titre pour ne citer que quelques exemples comme « élu de terrain », « élu actif » « élu représentatif de sa ville », « élu humaniste » ou  « élu multiculturel ». Seulement 8% d’entre eux se déclarent comme des « élus issus de l’immigration ».

Concernant la composition du gouvernement actuel, ils sont 73% à estimer qu’il reflète mal la diversité multiculturelle du pays. Cette vision est probablement biaisée par le déficit de notoriété de certains membres du gouvernement et « l’effet loupe » de l‘Île-de-France, région d’accueil traditionnel de l’immigration qui en fait un des territoires les plus « métissés »  de l’hexagone. Par contre au niveau local, le jugement s’inverse avec 60% d’élus qui déclarent que leur conseil municipal reflète bien la diversité multiculturelle de leur commune.

 

4-Une parole raciste qui s’est « libérée » au cours des 5 dernières années et dont une part importante d’entre eux s’en déclare victime

Ils sont 74% à juger que les propos à caractère raciste, quels que soient le lieu (Internet, médias, espace public), ont augmenté au cours des 5 dernières années, chiffre sans doute amplifié par la période de réalisation du sondage en plein « feu médiatique » à la suite des attaques contre Christiane Taubira.

Plus significatif, 47% déclarent avoir été victime, en tant qu’élu, de propos racistes au cours de ces 5 dernières années. Ces propos provenant de sources multiples, ont été tenus soit :

  • par des habitants de leur commune (51%) ;
  • par des élus de leur propre conseil municipal (40%) ;
  • par des personnes de leur propre entourage politique (34%) ;
  • par d’autres voies (12%), lettre anonyme par exemple.

De fait, les récentes controverses à caractère raciste exposant de nombreuses personnalités politiques nationales sont l’expression symptomatique d’un mal plus profond, touchant également les élus de la base.


5-Les questions politiques sur le cumul des mandats ou le vote des étrangers clivent les élus en fonction de leur nuance politique

Le clivage entre la gauche et la droite apparait clairement sur les questions politiques comme le cumul des mandats ou le vote des étrangers.

74% des élus sur une liste de nuance gauche se déclarent opposés au cumul d’un mandat électif national et un mandat de maire, contre 56% des élus sur une liste de nuance droite.

De même pour le vote des étrangers aux élections locales, ils sont 84% des militants ou sympathisants de gauche à y être favorable contre 53% de ceux de droite.

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6-La plupart des élus de 2008 seront sur les rangs pour les municipales 2014

Une forte proportion (77%) envisage de se présenter à nouveau pour un mandat électif aux élections municipales de 2014. Parmi eux, 14% déclarent qu’ils conduiront leur propre liste et 52% souhaitent figurer dans les premières positions des listes et briguer un poste d’adjoint au maire.

Sous réserve des discussions avec les instances des partis politiques dont ils sont adhérents, les plus impliqués n’excluent pas d’étendre leurs ambitions politiques à d’autres territoires en se présentant aux élections des conseils d’agglomérations (30%), aux cantonales (14%), aux régionales (16%), aux législatives (11%) et enfin aux européennes (9%).

 

Principales conclusions

 

A l’évidence, les listes des prochaines municipales seront constituées, dans un certain nombre de communes, en tenant compte entre autres des dimensions socio-culturelles et seront scrutées, à n’en pas douter, attentivement par les électeurs qui se prononcent généralement, en grande partie, en fonction de considérations locales.

En toile de fond, ce scrutin se déroulera dans un contexte social, politique et économique, de fait, favorable aux arguments développés par certains partis, le Font National notamment selon certains observateurs.

En corollaire, il est très probable que des élus issus de la diversité, dans certaines communes, légitimés par une 1ère expérience, soient tentés de conduire leur propre liste pour peser dans le débat local.

Compte tenu, notamment de la mécanique des évolutions démographiques, le nombre de ces élus devrait s’accroître significativement dans les villes composant les grandes agglomérations urbaines des régions Île-de-France, PACA et Rhône-Alpes.

 

Contact : Abbas BENDALI  01 55 37 96 00 /06 22 07 77 05 / a.bendali@solisfrance.com

 

Fiche méthodologique étude élus locaux franciliens

223 élus locaux  (conseillers municipaux et adjoints au maire sur un peu plus d’un millier que compte l’Île-de-France) de  92 communes de l’Île-de-France, issus de l’immigration extra-européenne (Afrique, Maghreb et Asie) ou des DOM.

Les interviews se sont déroulées au téléphone entre le 18 novembre et le 3 décembre 2013.

L’échantillon a été recruté sur des quotas de sexe, de nuance politique et de département sur la base des statistiques produites à partir de l’analyse des listes d’élus locaux par le HCI (Haut Conseil à l’Intégration) en 2008.

L’étude a été conduite par le cabinet Solis en partenariat avec le magazine Le Courrier de l’Atlas et la fondation Open Society.

 

 

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PRES DE 350 MILLIONS D’EUROS SERONT DÉPENSÉS PAR LES MÉNAGES MUSULMANS PENDANT LE  MOIS DE RAMADAN

 

SOLIS, cabinet spécialisé dans les études marketing, a estimé à près de 350 millions d’euros les dépenses alimentaires des ménages musulmans, en France, durant le mois de jeûne du  Ramadan qui devrait débuter le 20 juillet prochain.

 

Ces dépenses concerneront pour l’essentiel les achats de viande, produits d’épicerie, produits laitiers, produits frais et les boissons.

Le mois de jeûne musulman est marqué par une hausse sensible de la consommation dont le niveau varie en fonction des types de produits.

 

Outre une plus forte propension à la consommation des familles durant cette période (préparations culinaires plus élaborées, rupture du jeûne et prise des repas dans un cercle familial élargi, consommation plaisir…), la demande est entretenue par :

  • une offre de produits plus abondante dans les points de vente avec, de plus en plus, un soutien promotionnel visible à travers des mises-en-avant et des prospectus spécifiques de la part des distributeurs ;
  •  mais aussi des campagnes publicitaires ciblant les médias communautaires (radios, Internet…), voire utilisant les supports des grands médias (télévision nationale et publicité extérieure notamment).   

 

Pour les Maghrébins de France qui constituent près de 70% de la population musulmane hexagonale (le complément se composant essentiellement des originaires de Turquie et en partie des originaires d’Afrique subsaharienne), la dernière enquête Horizons Shoppers 2012 conduite par Solis montre que :

  • 82% des personnes majeures ont déclaré avoir jeûné tout ou partie du dernier mois de Ramadan;
  • 76% déclarent avoir passé la plus grande partie du dernier mois de Ramadan en France métropolitaine.

 

Hormis les achats de viande qui pèsent fortement dans le budget des ménages, Solis a étudié un panier de 15 produits de consommation courante dont les performances de ventes, pendant le Ramadan, ont été classées en 4 catégories :

  1. Les produits saisonniers, associés traditionnellement au Ramadan, présentant un pic de ventes  avec une forte contribution de cette période à leur chiffre d’affaires : les feuilles de brick, les dattes, le lait fermenté et les soupes traditionnelles du Maghreb, l’harira et la chorba ;
  2. Les produits bénéficiant d’un fort impact pendant cette période, certains dopés éventuellement par une météo clémente : les sodas, colas, boissons fruitées, jus de fruit du rayon frais et les fromages à pâtes fondues utilisés dans l’élaboration de plats orientaux ;
  3. Les produits enregistrant des progressions conséquentes pendant cette période mais dont la consommation est régulière tout au long de l’année : les produits de charcuterie, les yaourts nature ou aux fruits, le couscous en graines, les bouillons en cube et les sauces à base de tomate ;
  4. Les produits dont la consommation s’accroît mais avec une amplitude plus modérée : les plats cuisinés, les chocolats en barres ou en tablettes, les céréales et les corn-flakes.

 

Cette structure de consommation varie en fonction d’un certain nombre de paramètres, l’âge et l’activité professionnelle notamment, qui vont influer sur ses composantes.

 

A titre d’exemple, les classes d’âges les plus jeunes, les 18-34 ans, achètent davantage de soupes liquides ou déshydratées de type chorba ou harira, que leurs aînés pour lesquels ces produits sont encore élaborés majoritairement de manière domestique. De même les céréales et les cornflakes, les jus de fruits frais ou les yaourts, séduisent les plus jeunes, notamment comme constituants de la dernière collation avant le début du jeûne, en place de plats traditionnels.

 

Ces nouvelles tendances de consommation conjuguent à la fois praticité pour les actifs, plaisir de consommer, respect des traditions et échanges culinaires interculturels.

 

 

Contact : Abbas BENDALI  01 55 37 96 00 / 06 22 07 77 05 / a.bendali@solisfrance.com

 

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L’ANNEE 2011 A MARQUÉ UN TOURNANT DANS LA STRUCTURATION DU MARCHE DES PRODUITS HALAL ET LE COMPORTEMENT DES CONSOMMATEURS

 

 

SOLIS publie les résultats de sa dernière enquête Horizons Shoppers 2012 sur le marché du halal. Cette enquête a été conduite auprès des populations originaires du Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie) vivant en France sur les thèmes suivants :

  • Le comportement d’achat des consommateurs de produits halal;
  • La notoriété et l’image des marques actives sur le marché ;
  • La perception et la satisfaction des acheteurs concernant l’organisation du rayon halal dans les grandes surfaces ;
  • La notoriété et la confiance dans les organismes de certification ;
  • Les facteurs clés influençant l’achat.

 

Les principaux résultats 

 

 La pénétration des produits halal élaborés progresse

Le marché a poursuivi son développement, notamment dans le circuit GMS, en recrutant de nouveaux acheteurs sous l’impulsion d’un accroissement de la diffusion des offres mais également des actions publi-promotionnelles d’envergure conduites par certains acteurs du marché, concentrées autour de  la période du Ramadan 2011.

A titre d’exemple, la pénétration des produits de charcuterie atteint aujourd’hui 80% des acheteurs de produits halal, 27% pour les plats cuisinés et 18% pour les bonbons.

 

 Les marques de distributeurs émergent au détriment des marques nationales et des marques historiques

Jusqu’à la fin 2010, la marque Wassila du groupe Casino était la seule marque de distributeur (MDD) active sur le marché du halal. Depuis décembre 2010, Carrefour a investi ce  marché en lançant sa propre marque, Carrefour Halal.

Le développement des MDD se fait essentiellement au détriment des marques déjà implantées dans la grande distribution, à savoir les marques nationales déclinées halal (Fleury Michon, Herta) et des marques historiques.

De fait aujourd’hui, à l’instar de la plupart des marchés de grande consommation, le marché des produits halal se structure autour de marques de grands groupes agro-alimentaires, de marques produites par des PME et des marques de distributeurs.

 

 Evolution pénétration des marques de charcuterie halal (achat au cours des 6 derniers mois)

Base = acheteurs de charcuterie halal 18-64 ans

  • au moins une marque halal historique = 69% (78% en 2010)
  • au moins une marque nationale déclinée halal = 24% (34% en 2010)
  • au moins une marque de distributeurs = 23%  
  • autres marques = 54% (36 en 2010)

Marques historiques = Isla Délice, Isla Mondial, Medina, Saada

Marques nationales déclinées halal = Fleury Michon, Herta et Labeyrie

Marques de distributeurs = Carrefour Halal, Wassila en 2011

Autres marques = Reghalal, Wassila en 2010 mais pas en 2011, autres...

 

 La gestion du merchandising des rayons halal reste un levier de progression pour accroître la performance commerciale des enseignes et des marques.

Le circuit d’écoulement des produits alimentaires halal, passe encore, pour la plus grande partie, par les commerces traditionnels (boucheries musulmanes, supérettes orientales, marchés…) mais le réseau GMS (Grandes et Moyennes Surfaces) poursuit le développement de son offre halal, avec une stratégie merchandising volontariste.

L’étude montre que le taux de satisfaction de la localisation du rayon halal dans les grandes surfaces varie de 34% à 72% selon les enseignes fréquentées et les régions d’implantation.

Globalement, ils sont une majorité à regretter la gamme restreinte de produits halal proposés (51%), le manque de choix dans les marques (54%) et l’insuffisance des offres à un prix intéressant (52%).

 

Les consommateurs sont plus exigeants sur l’identification et la réputation halal des produits

En plus de la nécessité de la mention «halal», en arabe ou en français, qui doit figurer sur les produits:

  • 53% des sondés déclarent n’acheter que les produits certifiés par certains organismes de contrôle ;
  • et 40% n’achètent leurs produits que dans des commerces tenus par des musulmans.

La notoriété des organismes de certification s’est considérablement accrue avec 92% des sondés déclarant en connaître au moins un. Néanmoins, il faut souligner que le niveau de notoriété ainsi que le niveau de confiance varie selon les organismes et les régions.

 

Principales conclusions

 

L’année 2011 a été marquée par 3 évènements majeurs :

  1. En janvier, la controverse sur les knacki de volaille halal Herta née de la suspicion de la présence d’ADN de porc dans ce produit qui a conduit la marque à retirer ses produits du marché;
  2. Fin juillet, à la veille du ramadan, la diffusion en clair sur Canal+, d’un reportage « Halal : les dessous d’un business » mettant en cause la réputation halal des produits de certaines entreprises de la filière hexagonale, dont l’impact a été considérable auprès des consommateurs.
  3. L’émergence des MDD avec notamment l’implantation et le développement  de la marque Carrefour Halal, dans son réseau de magasins.

 

Leur combinaison conduit aujourd’hui à une nouvelle donne avec :

  • Une redistribution des parts de marché entre les différents acteurs ;
  • Des consommateurs plus avertis que par le passé avec des exigences sur la traçabilité des produits, le choix des produits et des marques et un meilleur rapport qualité/prix.

 

Cette structuration devrait se poursuivre en 2012 avec en arrière-plan :

  • Un contexte de crise économique qui devrait être favorable aux MDD (Il est probable que d’autres MDD verront le jour dans les mois à venir) ;
  • Une concurrence toujours vive entre industriels et distributeurs, avec des stratégies merchandising plus affinées et le recours à la promotion pour gagner des positions dans les linéaires des GMS et/ou dans les préférences de choix des consommateurs ;
  • Une tendance à la concentration des entreprises de ce marché ;
  • La poursuite du débat sur la certification des produits halal et la traçabilité des produits, condition indispensable pour informer les consommateurs et permettre au marché de fonctionner dans un cadre concurrentiel homogène.

 

 

Les résultats de cette enquête en multi-souscription s'adressent à tous les professionnels des études et du marketing pour qui ces populations relèvent un intérêt en termes de prospective et de stratégie de développement (grande distribution, industriels du secteur des produits halal, médias...).

Contact : Abbas BENDALI  01 55 37 96 00 / 06 22 07 77 05 / a.bendali@solisfrance.com

 

Fiche technique de l’étude SOLIS

1405 individus âgés de 18 à 64 ans, résidants dans les 4 régions françaises qui concentrent la plus grande partie de la population originaire du Maghreb : Île de France, Rhône-Alpes, PACA et Nord-Pas de Calais

Les interviews se sont déroulées en face à face entre le 14 octobre et le 7 novembre 2011.

L’échantillon a été recruté sur des quotas de sexe, d’âge, du pays d’origine des individus ou des parents pour les personnes nées en France métropolitaine.

Les résultats ont été redressés sur la base des estimations exclusives établies par Solis et extrapolés pour l’ensemble des 4 régions françaises.

 

 

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ETUDE HORIZONS MEDIAS 2012 :

FREQUENTATIONS MEDIAS ET COMPORTEMENTS D'ACHAT DU SEGMENT DE LA POPULATION METROPOLITAINE ORIGINAIRE DU MAGHREB

 

Solis publie les résultats de son enquête Horizons médias 2012, sur les comportements d’audience des médias, du segment de la population métropolitaine originaire du Maghreb.

 

Les résultats de cette étude s’adressent à tous les professionnels qui proposent des biens et des services à cette cible marketing afin de construire leurs stratégies médias et d’affiner leur médiaplanning.

 

Cette étude donne une vision à 360° de l’audience des différents médias (TV, radio, presse, affichage, Internet) et des supports qui les composent, qu’ils soient nationaux ou communautaires.

 

L’étude intègre également des données de marché permettant de croiser les comportements de consommation (téléphonie, halal, restauration hors domicile, boissons, transports aériens, transfert d’argent...) et les fréquentations médias.

 

Quelques résultats :


  • TV / radio / presse / déplacements

72% ont regardé une chaîne TV en arabe ou en berbère au cours des 7 derniers jours

46% ont écouté une radio communautaire au cours des 7 derniers jours

47% lisent au moins un titre de presse gratuite par semaine

32% se déplacent en métro tous les jours ou presque

 

  • Internet

85% disposent d’une connexion Internet à domicile

53% ont un compte Facebook

51% connaissent au moins un site de rencontres entre musulmans


  • Consommation

67% passent des appels téléphoniques au moins une fois par mois vers l’étranger

19% déclarent transférer de l’argent vers l’étranger au moins une fois par trimestre

65% achètent des sodas identitaires

23% des femmes utilisent des produits de défrisage ou de lissage pour cheveux

71% sont allés en avion vers un pays du Maghreb au cours des 2 dernières années

 

Contact : Abbas BENDALI  01 55 37 96 00 / 06 22 07 77 05 / a.bendali@solisfrance.com

 

Fiche technique

1117 individus âgés de 18 à 64 ans majeurs, originaires du Maghreb, résidant dans les régions Île-de-France, PACA et Rhône-Alpes. 

Les interviews se sont déroulées en face à face entre le 23 septembre et le 9 octobre 2011.

L’échantillon a été recruté sur des quotas de sexe, d’âge, du pays d’origine des individus ou des parents pour les personnes nées en France métropolitaine.

Les résultats ont été redressés sur la base des estimations exclusives établies par Solis et extrapolés pour la région Île de France.

 

 

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UNE MAJORITE DES ACHETEURS DES PRODUITS HALAL SE DECLARE FAVORABLE A UN ORGANISME DE CERTIFICATION UNIQUE

 

SOLIS publie les résultats de sa dernière enquête sur le marché du halal cf. détail enquête auprès des populations originaires du Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie) vivant en Île-de-France consommatrices de produits halal, sur les thèmes suivants :

  • Les comportements d’achat des produits halal (type de produits achetés, lieux d’achat, notoriété / marques achetées, intention d’achat…);
  • Le degré de connaissance et les attentes sur la certification halal (notoriété et degré de confiance dans les principaux organismes de certification halal, facteurs influant sur l’acte d’achat…);
  • Les sources d’informations en matière d’actualité sur l’islam, la pratique de la religion et la connaissance sur des affaires récentes de « cross-contamination* » (au courant ou non, sources d’information, réactions aux récentes polémiques, conséquences sur le comportement d’achat…).

*Aliment halal contaminé par un aliment non halal, notamment lors du processus de production.
 

Quelques résultats

 

50.3% des répondants se déclarent insuffisamment informés en matière de certification halal

La croissance importante de ce marché au cours des 3 dernières années a conduit à une forte exposition des consommateurs à cet univers de produits à la fois sur les lieux de vente et à travers la publicité commerciale des marques mais également dans les grands médias qui ont fait largement écho à l’actualité de ce marché.
Les récentes polémiques relatives à la réputation halal de certaines marques, la suspicion sur le respect du rituel religieux lors de l’abattage avec notamment les débats récurrents autour de l’électronarcose et l’étourdissement conduisent les consommateurs à s’interroger sur les procédures d’abattage et la traçabilité de la production.
Face à ces questions, une majorité (50.3%) se déclare insuffisamment informée avec néanmoins une proportion importante (43.1%) qui estime être au contraire suffisamment informée, sachant qu’une faible proportion de personnes (6.5%) ne se prononce pas sur le sujet. 

 

La mention « halal » sur les produits élaborés constitue une condition nécessaire mais pas suffisante pour favoriser l’acte d’achat

La mention « halal », en arabe ou en français, figurant sur les produits constitue pour 67.0% des sondés, le principal facteur d’assurance de la réputation halal.
Cette indication est une condition à minima pour informer le consommateur et influencer son acte d’achat. Il faut lui rajouter 2 facteurs complémentaires : la légitimation par une personne morale (l’organisme de certification) et/ou une personne physique (le commerçant musulman).
 

62.9% des sondés se déclarent favorables à un label halal délivré par un organisme de certification unique
Le marché compte aujourd’hui plusieurs dizaines d’organismes ou d’associations -dont une grande partie reste méconnue des consommateurs- délivrant une certification sur la réputation halal de la viande ou des produits élaborés (charcuterie, plats cuisinés, aides culinaires, sauces, soupes…).
Face à cette offre, identifiée notamment à travers les tampons sur l’emballage des produits, une large majorité des acheteurs (62.9%) se déclare favorable à un label délivré par un organisme de certification unique. En revanche, une minorité significative (24.4%) y est opposée pour des raisons tenant, selon elle, d’une part à un risque d’inflation du coût des produits du fait du monopole de la certification et, d’autre part de la perte de liberté dans le choix du certificateur. Enfin 12.7% des sondés ne se prononcent pas sur cette question.
 

 

Les résultats de cette enquête en multi-souscription s'adressent à tous les professionnels des études et du marketing pour qui ces populations relèvent un intérêt en termes de prospective et de stratégie de développement (industriels du secteur des produits halal, distributeurs...).
Contact : Abbas BENDALI 01 55 37 96 00 /06 22 07 77 05 / a.bendali@solisfrance.com

 

Fiche technique

576 individus majeurs, originaires du Maghreb, acheteurs de produits halal, résidant en Île-de-France.

Les interviews se sont déroulées en face à face entre le 21 et le 29 mars 2011.

L’échantillon a été recruté sur des quotas de sexe, d’âge, du pays d’origine des individus ou des parents pour les personnes nées en France métropolitaine.

Les résultats ont été redressés sur la base des estimations exclusives établies par Solis et extrapolés pour la région Île de France.

 

 

Estimations de la taille et du profil des populations originaires du Maghreb, d’Afrique subsaharienne et des DOM

Le socle de ces estimations repose sur l’enquête EHF (Etude de l’Histoire Familiale INSEE 1999), actualisée à partir des statistiques officielles les plus récentes (modélisation de l'évolution de cette base en tenant compte de son vieillissement, de sa fécondité, mortalité, injection des dernières données INSEE du recensement et des données sur les flux migratoires de l'INED). Pour mémoire le recensement en France comptabilise les immigrés et ne rend compte que de manière très partielle de la population constituée par leurs enfants, une partie de ces derniers étant fondue dans les français de naissance.